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Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, mes chères concitoyennes, mes chers concitoyens

 

Permettez-moi tout d'abord, au nom des élus du Conseil Municipal qui m'entourent et donc de tous les villeneuvois qu'ils représentent, de vous saluer vous toutes et vous tous, récipiendaires de la médaille du travail ainsi que les membres de vos familles qui vous accompagnent.

 

C'est pour moi un honneur de vous recevoir ici à l'Espace Concorde, afin de célébrer ensemble ce moment très important pour chacun et chacune d'entre-vous. C'est un honneur que je partage avec tous vos élus que je veux en cet instant citer afin de vous les présenter.

 

(...)

 

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, vous le savez tous, mes fonctions de Maire m'amènent tout au long de l'année depuis 1977, avec une petite interruption de 2001 à 2008, à célébrer des commémorations, à fêter des évènements, et à remettre des médailles.

 

Celle du 1er mai, je vous le redis cette année avec émotion, me tient tout particulièrement à coeur, car en un petit quart d'heure, je vais, avec vous, faire un petit voyage à travers l'Histoire de l'Humanité et, avec vous, faire un court voyage à travers votre vie.

 

Oui, mesdames, mesdemoiselles, messieurs, mes chers concitoyens, je vais faire, ce double petit voyage, symbolique d'une cérémonie qui, pour beaucoup d'entre-nous, a une double signification :

 

Le 1er mai, c'est en effet, la fête du monde du travail et le rappel nécessaire de sa longue et difficile marche vers toujours plus de dignité.

 

Tout en respectant les idées de chacun et en refusant une politisation déplacée de ce moment, il ne m'est pas possible de ne pas évoquer le 1er mai et sa signification.

 

Depuis qu'en effet les femmes et les hommes ont relevé la tête, qu'ils et elles ont dit non à l'aliénation et oui à la dignité que la société industrielle naissante leur avait enlevée, elles et ils ont lutté individuellement et collectivement.

 

Avec énergie, avec volonté, avec foi, avec leurs organisations, elles et ils ont mené des combats, essuyé certes des défaites, mais aussi remporté des victoires dont nous bénéficions aujourd'hui.

 

La misère innommable au 19ème siècle a disparu.

 

Des progrès fantastiques ont été faits, mais chacun le sait : il y a encore trop de misère aujourd'hui dans le monde, en europe et en france même. Il y a surtout de nouvelles formes de misères, souvent aussi plus difficiles à vivre d'autant plus qu'elles s'accompagnent d'une immense solitude de celles et ceux qui en sont les victimes.

 

C'est pourquoi, si fêter le 1er mai, c'est remercier et honorer ceux et celles qui, avant nous, ont lutté pour améliorer nos conditions de vie et de travail, pour plus de pouvoir d'achat, pour plus de loisirs, pour moins d'injustice, fêter le 1er mai en 2008, c'est toujours lutter contre le chômage, pour le droit au travail et à la dignité, pour le refus des exclusions sous toutes leurs formes, pour le respect du à chacun dans son travail et dans sa vie.

 

 

En 2008, le mal demeure qui ronge nos sociétés industrielles : le chômage avec son cortège de misères et de marginalisations, et ce, quelque soient les méthodes « comptables » (ou pires) qui veulent nous faire croire qu'il recule.

 

Et je le redis aujourd'hui une fois encore et ce quelque soient les ministres en place : quel drame quand le premier « emploi » d'un jeune, c'est le chômage !

 

Quel drame quand le dernier « emploi » d'un adulte, c'est le chômage !

 

La longue marche vers la dignité du travailleur est donc loin d'être finie, le chômage reste aujourd'hui le principal adversaire de notre avenir, et l'inégalité des citoyens face à ce fléau le premier facteur et la première cause d'éclatement de nos sociétés et souvent de violence.

 

Le 1er mai, oui, c'est cela, depuis que partout dans le monde il est fêté : une longue marche qui rythme notre histoire et qui nous renforce dans notre volonté d'agir contre l'injustice et l'inégalité.

 

En 2008 c'est le droit au travail , la nécessité de son partage, le besoin de sa protection qui restent les valeurs essentielles à proclamer et à mettre en oeuvre et cela même s'il se heurte à des effets de mode et à des croyances qui voudraient culpabiliser celles et ceux qui en sont exclus.

 

En 2008, c'est encore la nécessité d'investir dans la recherche et dans le formation. La tentation budgétaire de les réduire est une lourde faute.

 

En 2008, c'est toujours l'ardente obligation de lutter contre l'oisiveté des jeunes et le désespoir des moins jeunes.

 

En 2008, c'est la nécessité en France et en Europe d'aider les plus démunis, pécuniairement bien sûr, mais aussi et surtout humainement à trouver ou à retrouver une place dans la société, et ce n'est donc pas le moment d'assécher les dispositifs qui aident à l'insertion par le travail.

 

En 2008, c'est enfin l'urgence d'une Europe sociale à construire pour rattraper l'Europe économique en place et l'Europe politique en devenir. Oui en 2008 toujours, c'est d'une Autre Europe dont nous avons besoin !

 

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, mes chers concitoyens.

 

Si le 1er mai, c'est tout cela, ce premier mai ici à l'Espace Concorde, Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs les récipiendaires, c'est aussi votre fête.

 

En vous remettant un diplôme, c'est une période importante de votre vie que nous matérialisons, que nous identifions et que nous fêtons ensemble.

 

Cette période est plus ou moins longue. Pour certains d'entre-vous, elle sera suivie d'une autre période de vie professionnelle. Pour d'autres, elle débouchera sur une tranche de vie différente.

 

Mais c'est aussi pour chacun d'entre-vous le moment d'un bilan, d'un petit retour en arrière, d'un voyage dans votre passé personnel.

 

Ce mouvement, vous le ferez peut être de suite ou peut être plus tard dans la journée.

 

Permettez-moi très simplement et très humainement de vous souhaiter que ce retour dans votre passé vous rende serein et satisfait, content de la tâche accomplie, des amis rencontrés, des relations nouées, des convivialités redécouvertes, des tâches et actions réussies.

 

Chacun a son éthique, ses rêves et ses ambitions.

 

Chacun se réalise, à sa manière, différemment sans doute de son voisin, comme il le veut ou comme il le peut.

 

Je vous souhaite, Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, de vous être parfaitement réalisés durant la période de votre vie que nous fêtons aujourd'hui et qui se concrétise par un diplôme.

 

Mais surtout, je vous souhaite pour demain, beaucoup de courage et de volonté, de détermination et aussi de rêves pour continuer.

 

Je souhaite, je vous souhaite que vous tiriez de ce jour, de ce diplôme, de cette médaille, de ce rassemblement, de cette convivialité, une volonté et une force nouvelle pour mieux vivre chaque instant de la vie qui passe.

 

Je vous disais en début de mon propos mon attachement à cette cérémonie qui va maintenant se poursuivre par une remise individuelle de diplômes.

 

Du fond du coeur, Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, je suis fier, en tant que Maire de notre ville de vous fêter et vous décorer. Du fond du coeur, je suis fier et ému de vous retrouver.

 

Félicitations à tous ! Et bonne fête du 1er mai 2008

 

 

 

 

                                                                                  Gérard CAUDRON

 
 

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