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Réflexion d’un professionnel villeneuvois du secteur jeunesse
I) un constat
Au risque de brusquer certains et d’en choquer quelques autres, je partirai d’un constat :
Le secteur jeunesse à Villeneuve d’Ascq comme sans doute dans beaucoup d’autres villes est en crise et le malaise est latent à tous les niveaux.
Les compétences des personnels municipaux ou associatifs ne sont bien sur pas en cause.
Ils sont eux même souvent les premières victimes d’un manque de vision globale, de projet structurant, d’absence de solidarité et de complémentarité.
D’où des lassitudes… (el le mot est faible). II) Comment tenter d’en sortir ?
Il faut reposer le problème dans sa globalité :
1) Qu’attentent les parents pour leur jeunesse
On ne peut plus parler de « la jeunesse », mais « des jeunesses », en effet, les problématiques sont très différentes en fonction de l’âge :
- pré –ados = collégiens ; - ados = lycéens, mais aussi jeunes en difficulté d’insertion ( mission locale) ; - jeunes adultes = étudiants , mais aussi demandeurs d’emplois ou jeunes confrontés à des problèmes de santé et/ou de logement
différentes aussi en fonction du milieux :
- jeune qui est complètement dans le cocon familial ; - jeune impliqué dans la vie associative - jeune qui ne va pas bien - jeune « bobo »
2) Que souhaitent les jeunes
Sont-ils prêts à prendre part à la construction d’un projet (co-production / co-évaluation)
Il importe de ce point de vue de « coller » à une nomenclature des actions qui tendra à identifier les objectifs, les attentes, mais aussi les acteurs potentiels susceptibles de s’impliquer dans le montage des opérations, selon le nature des actions : - loisirs éducatifs - éducation - formation / orientation - prévention / insertion - santé - logement - emploi
3) Qui sont les acteurs
Partenaires obligés ou partenaires concernés (volontaires), désireux et capables de s’impliquer dans la réflexion, le montage opérationnel (et sans doute financier) , comme dans l’évaluation des actions pour les publics concernés Selon la nature des actions on peut évoquer : le Ville (bien sûr) , les parents ( sous quelle forme ?), l’Education Nationale ( collège – lycée + fac pourquoi pas !) Le Conseil Général, le Club de Prévention (après avoir redéfini ses missions et modalités d’interventions), le centres Sociaux, les communautés religieuses, le mouvement scout, le Ministère ( Jeunesse vie associative ), la CAF, le monde associatif local ( culture et sports) , Mission locale, La Maison de l’emploi, l’Anpe, les bailleurs, Transpole ( je n’évoque pas volontairement la Police car je ne suis pas aujourd’hui convaincu du + que ses représentants sont en mesure d’apporter.)
4) Réfléchir sans arrière pensée au(x) mode(s) de gestion de la politique jeunesse
- Conserver le mode actuel …chacun fait ce qu’il veut chez soi en essayant de coopérer, - Confier la part intervention de la ville à un tiers – la ville conservant le pilotage du dispositif, la fixation des objectifs et l’évaluation, - Voir comment ça marche en d’autres villes et si nécessaire, s’en inspirer ou copier (expl Lille la politique jeunesse est portée par les Centres Sociaux…la ville met à leur tête des directeurs « municipaux »
III) Conclusions :
Un tel « Grenelle » de la Jeunesse doit être piloté avec une extrême prudence et nécessite un fort portage politique qui donne des réponses à quelques questions préalables :
- qui assure la Maîtrise d’ouvrage Maire / Adjoint dans une approche élargie de la mission de cet adjoint
o identification du couple objectifs/moyens o calendrier o cadrage financier o validation des préconisations finales
- qui est maître d’oeuvre Prestataire extérieur / comité de pilotage ( réfléchir à sa composition avec une place pour les jeunes / OMJC ( dans une mission spécifique faisant l’objet d’une contractualisation )
o définition de l’approche méthodologique o respect du calendrier et du budget o suivi des travaux préparatoires (groupes de travail par thématique) o organisation du (des) débat(s) o élaboration d’un rapport final qui engage
Aujourd’hui la problématique jeunesse doit répondre à une double nécessité :
- Prendre en compte l’ensemble de la jeunesse et plutôt des jeunesses y compris celles qui n’ont pas de difficultés particulières
- Prendre en charge la partie des jeunes qui ont des difficultés plus lourdes et donc susceptible sans action d’en connaître de beaucoup plus grave encore.
Ces 2 demandes doivent être menées de front et sur tous les plans sans que l’une se fasse au détriment de l’autre.
A suivre… |
Souscription
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"Il n'est pas nécessaire d'être d'accord sur tout pour bien travailler ensemble au service de tous!" |
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