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Au fil de l’eau ou le flux des vagues
La politique ne pourrait-elle pas s’apparenter aux mouvements des vagues ? Je me pose cette question qui somme toute n’est pas dénuée de sens.
Par définition, une vague est un soulèvement local, plus ou moins volumineux, de la surface d’une étendue liquide dont la cause relève de diverses forces naturelles (vent, courant,…) ; c’est donc une masse d’eau qui est soulevée, au moment où elle déferle sur un rivage.
Mais, chaque vague ne vient pas s’échouer sur les rivages de la même manière car cela dépend beaucoup de l’endroit où elle vient justement l’aborder. Ainsi, une vague vient « mourir » sur une plage de sable fin et laisse une empreinte humide de son passage alors qu’une autre vient se « fracasser » sur un rocher situé au pied d’une falaise et ne laisse qu’une multitude de bulles, une sorte d’écume blanche, qui est une mousse blanchâtre qui se forme à la surface de l’eau qui s’agite, et il ne faut pas confondre avec l’écume de mer, sans trace précise de son passage alors qu’une autre vient à son tour se fracasser et ainsi de suite.
Une petite précision quant à l’écume de mer s’impose. En effet, l’écume de mer est un minéral blanc et tendre, que l'on trouve parfois flottant dans la Mer Noire. Elle a été nommée « sépiolite » par E. F. Glocker en référence à sa ressemblance avec les os de seiche. L'écume de mer a été utilisée comme savon, comme terre savonneuse et comme matériau de construction ; mais, son emploi principal consiste en la fabrication de pipes de luxe et de porte cigares.
C’est le mouvement de la houle qui créé ces vagues qui ne cessent de marteler nos côtes et dont l’amplitude et la force divergent eu égard à de nombreux facteurs. Elle est définie par sa direction (Est, Ouest,…) et sa hauteur (1 mètre, 2 mètres,...).
Par définition, la houle est un mouvement ondulatoire de la surface de la mer, une oscillation régulière qui est légèrement différente des vagues car elle se déplace sur de grandes distances contrairement aux vagues qui restent locales et qui déferlent sur les côtes. La houle peut, en effet, se propager sur plusieurs milliers de kilomètres. La houle se forme à partir de vagues créées par le vent; elle est d'autant plus forte que le vent est fort et souffle longtemps. Souvent à peine sensible en pleine mer, la houle s'amplifie au voisinage de la côte et lorsque la profondeur diminue (hauts-fonds); elle peut alors atteindre plusieurs mètres et déferler.
Sans faire une analogie des plus poussées au sens strict du terme, à savoir comparer une chose à une autre pour en définir des ressemblances comme l’analogie comparative de l’homme et du singe, nous pouvons considérer, à mon sens, la politique et ce qui la compose, de par sa quintessence, ou si vous préférez, ce qui constitue l’essentiel d’une chose, ce qu’elle a de plus raffiné, de plus précieux, comme par exemple, la quintessence d’un art; c’est-à-dire, plus précisément, le message qu’elle véhicule. En effet, elle diverge de par ses composantes car la politique n’est pas « une » mais « plusieurs » car il existe des politiques et non pas une politique. Ces politiques sont la résultante chacune d’une message émis par un parti politique, un message composé de diverses idées véhiculées à travers un thème central. Ainsi, chaque parti politique émet des idées et un message central. Sans faire l’apologie de l’un ou l’autre des divers partis politiques qui composent le paysage politique français, on peut dire que l’existence de cette diversité permet une représentativité de l’ensemble de la population française et non pas à un simple nombre réduit de citoyens. Cette analyse se retrouve également sur le plan municipal où toutes les habitantes et tous les habitants d’une ville se trouvent représentés.
Certains partis se présentent comme le regroupement d’idées prises au sein de divers autres partis, une sorte de synthèse et ne représente donc plus un clivage droite ou gauche mais, se disent « centristes », véhiculant, par ailleurs, des idées neuves et un regard neuf sur une société en constante mouvance. On les dits « rassembleurs » de points de vue différents, qui ne rejettent ni totalement les idées de partis de gauche ou de partis de droite.
Au départ de cette analyse du paysage politique, j’étais parti sur le mouvement des vagues et de l’endroit où elles venaient « mourir », vous vous en souvenez ? Eh bien, pour une représentation imagée, je dirais que certains partis politiques et leurs idées viennent se « fracasser » sur des rochers, ne laissant quelques idées éparses et que d’autres viennent « s’échouer » sur une plage de sable fin, en laissant une trace plus ou moins grande de leur passage, une empreinte qui s’évaporera sous le soleil à plus ou moins long terme car cela dépend du degré d’exposition.
En conséquence, chaque parti politique a une existence plus ou moins longue, mais, les idées qui le compose demeurent et il faut être à l’écoute des attentes de la population que ce soit sur le plan municipal ou même national.
Si l’on s’arrête un peu sur le cas de la houle qui, je le rappelle, peut s’étendre sur de grandes distances, on peut ainsi faire une analogie avec les grands partis politiques, qu’ils soient de droite ou de gauche, qui déferlent sur l’ensemble de l’hexagone et donc touchent plusieurs plages, qu’elles soient faites de sable ou de rochers, en essayant de laisser une trace sur tous les endroits où les vagues viennent mourir car leur but est de toucher, de convaincre le plus grand nombre de citoyens et de citoyennes.
Toutes les décisions, les actions du parti laissent une trace et donc une « empreinte » dans le sable fin ; cette trace peut laisser de bonnes choses ou de mauvaises choses, ou même les deux à la fois, et cette mémoire demeure inscrite dans la conscience collective de la population.
Il ne faut pas être le parti qui « se brise » sur le rocher d’une falaise car son existence est vouée à une durée de vire très courte. Mais, il ne faut pas tout écarter en bloc car des idées peuvent subsister et « voguer au fil de l’eau » vers un amalgame d’idées qui se rejoignent pour former une nouvelle vague qui, elle, peut très bien venir mourir sur une plage de sable fin ou encore se briser sur un rocher et ainsi de suite.
Au bout de cette « histoire d’eau », je ne ferais pas, comme je l’ai dit plus haut, l’apologie d’un parti ou d’un autre mais, il faut toutefois convenir que comme le dit si bien Monsieur Gérard CAUDRON, je cite :
« Il n’est pas nécessaire d’être d’accord sur tout pour bien travailler ensemble au service de tous ! »
Il s’agit donc d’apporter des idées neuves certes mais, en n’écartant pas celles des autres et donc d’être à leur écoute, de tendre l’oreille en quelque sorte. Et comme son nom l’indique, le mouvement porte le nom évocateur de « Rassemblement Citoyen », c’est-à-dire un mouvement qui se détache des clivages droite ou gauche traditionnels et qui se veut une « nouvelle vague » qui viendra à la rencontre der la plage de sable fin et qui permettra de laisser une grande empreinte qui, je l’espère, restera longtemps en résistant au chaud soleil et donc des coups de butoirs des autres partis qui voudraient la voir disparaître à plus ou moins long terme afin de leur laisser le champ libre et donc de créer une nouvelle vague qui, à son tour, viendra s’échouer sur la plage de sable fin ou s’écraser sur les rochers.
O.U.
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Souscription
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"Il n'est pas nécessaire d'être d'accord sur tout pour bien travailler ensemble au service de tous!" |
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