1977-2001

Paroles de Maire

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1978

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N° 4 - Février 1978

 

Des problèmes qui ne peuvent attendre

 

 

Je suis Maire de Villeneuve d'Ascq depuis près d'un an et je peux faire un premier bilan.

 

J'ai été élu avec mes amis Socialistes, Communistes, Radicaux de Gauche sur un programme articulé autour de trois idées :

 

-         voir clair dans l'avenir de la Ville et  faire prendre à l'État ses responsabilités ;

-         développer l'information et la concertation ;

-         s'attaquer aux problèmes quotidiens, à la misère sous toutes ses formes, aux inégalités.

 

Pendant onze mois, tout en développant une intense politique d'information je n'ai jamais perdu de vue cette double nécessité: avoir un projet équilibré pour la ville, maîtriser son avenir, assainir ses finances.

 

Et en même temps, prendre des mesures pour les plus défavorisés, pour les enfants, pour le 3ème age, pour  les chômeurs…

 

Cela n'est pas toujours facile car le premier objectif nécessite de la réflexion, de la concertation, des luttes… donc du temps…

Alors que le second appelle des décisions rapides, des engagements nouveaux… donc des choix.

 

C'est dans cet esprit qu'après des mois de luttes, d'études financières sérieuses, de débats, d'informations et de négociations, j'ai signé une convention avec l'État et la CUDL pour poursuivre la Ville Nouvelle.

 

C'est dans cet esprit que nous mettons au point des "chartes d'aménagement de quartiers" qui permettrons d'associer Habitants – Élus et techniciens dans la finition de la Ville.

 

C'est dans cet esprit que nous essayons de donner à VILLENEUVE D'ASCQ, à la fois un équilibre interne et à la fois la dimension de 4èmre pole de la métropole du NORD.

 

Mais s'il faut de grandes idées, de l'imagination, un projet pour une ville, il ne faut pas oublier les besoins immédiats des habitants, en particulier ceux des plus défavorisés.

 

C'est pourquoi en 1977, avec un budget qui n'était pas vraiment le notre, nous avons entrepris une politique de réparation du patrimoine communal. Nous avons accru notre aide matérielle aux associations.

 

En même temps, la subvention au bureau d'Aide Sociale est passé de 40 millions anciens en 1976, à 91 millions en 1977. Ce qui nous a permis une augmentation non négligeable des aides aux plus défavorisés.

 

LE SERVICE PUBLIC CONSEIL que j'avais promis en janvier 1976 est mis en  place. M. GUILLEMAIN, chaque semaine, dans chaque quartier, aide tous ceux qui en ont besoin, à se sortir de leurs problèmes juridiques ou administratifs.

 

Un effort particulier a été fait dans le  domaine des réclamations et dans celui des aides au moment des taxes d'habitations

 

-         c'est pourquoi aussi en 1978, nous préparons un budget de transition  qui va amorcer notre politique nouvelle, pour des actions concrètes immédiates et efficaces.
Parmi elles :

-         une nouvelle priorité à l'aide sociale, avec une subvention au BAS qui passe à130 millions anciens ;

-         un développement des activités d'enfants pendant les vacances, et une aide importante pour ceux qui ne partent pas ;

-         des mesures nouvelles pour le 3ème age ;

-         une crèche familiale;

-         un effort important pour les enfants des Écoles, etc…

 

En matière d'investissement, une priorité est donnée  aux équipements des anciens quartiers, en particulier pour améliorer ou compléter ceux qui existent : (exemple : vestiaires foot, tribunes, piétonniers, aires de jeux, rénovations diverses, etc…).

 

Voilà l'esprit qui nous anime.

 

Voila l'esprit qui m'anime dans mon action à tous les niveaux.

 

Allier en permanence l'imagination et le concret, le projet et la réalisation.

 

Ne pas sacrifier le présent à l'avenir.

 

Mais ne pas non plus renvoyer à plus tard les solutions à des problèmes qui ne peuvent attendre.

 

IL FAUT SAVOIR ET LUTTER ET CHOISIR.

C'EST CELA LA RESPONSABILITÉ.

 

Février 1978

 

 

      

"Il n'est pas nécessaire d'être d'accord sur tout pour bien travailler ensemble au service de tous!"