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Des
problèmes qui ne peuvent attendre
Je suis
Maire de Villeneuve d'Ascq depuis près d'un an et je peux faire un
premier bilan.
J'ai été
élu avec mes amis Socialistes, Communistes, Radicaux de Gauche sur un
programme articulé autour de trois idées :
- voir clair
dans l'avenir de la Ville et faire prendre à l'État ses responsabilités
;
- développer
l'information et la concertation ;
- s'attaquer
aux problèmes quotidiens, à la misère sous toutes ses formes, aux
inégalités.
Pendant onze mois, tout en développant une intense politique
d'information je n'ai jamais perdu de vue cette double nécessité: avoir
un projet équilibré pour la ville, maîtriser son avenir, assainir ses
finances.
Et en même temps, prendre des mesures pour les plus défavorisés, pour
les enfants, pour le 3ème age, pour les chômeurs…
Cela n'est pas toujours facile car le premier objectif nécessite de la
réflexion, de la concertation, des luttes… donc du temps…
Alors que le second appelle des décisions rapides, des engagements
nouveaux… donc des choix.
C'est dans cet esprit qu'après des mois de luttes, d'études financières
sérieuses, de débats, d'informations et de négociations, j'ai signé une
convention avec l'État et la CUDL pour poursuivre la Ville Nouvelle.
C'est dans cet esprit que nous mettons au point des "chartes
d'aménagement de quartiers" qui permettrons d'associer Habitants – Élus
et techniciens dans la finition de la Ville.
C'est dans cet esprit que nous essayons de donner à VILLENEUVE D'ASCQ, à
la fois un équilibre interne et à la fois la dimension de 4èmre pole de
la métropole du NORD.
Mais s'il faut de grandes idées, de l'imagination, un projet pour une
ville, il ne faut pas oublier les besoins immédiats des habitants, en
particulier ceux des plus défavorisés.
C'est pourquoi en 1977, avec un budget qui n'était pas vraiment le
notre, nous avons entrepris une politique de réparation du patrimoine
communal. Nous avons accru notre aide matérielle aux associations.
En même temps, la subvention au bureau d'Aide Sociale est passé de 40
millions anciens en 1976, à 91 millions en 1977. Ce qui nous a permis
une augmentation non négligeable des aides aux plus défavorisés.
LE SERVICE PUBLIC CONSEIL que j'avais promis en janvier 1976 est mis en
place. M. GUILLEMAIN, chaque semaine, dans chaque quartier, aide tous
ceux qui en ont besoin, à se sortir de leurs problèmes juridiques ou
administratifs.
Un effort particulier a été fait dans le domaine des réclamations et
dans celui des aides au moment des taxes d'habitations
- c'est
pourquoi aussi en 1978, nous préparons un budget de transition qui va
amorcer notre politique nouvelle, pour des actions concrètes immédiates
et efficaces.
Parmi elles :
- une nouvelle
priorité à l'aide sociale, avec une subvention au BAS qui passe à130
millions anciens ;
- un
développement des activités d'enfants pendant les vacances, et une aide
importante pour ceux qui ne partent pas ;
- des mesures
nouvelles pour le 3ème age ;
- une crèche
familiale;
- un effort
important pour les enfants des Écoles, etc…
En matière d'investissement, une priorité est donnée aux équipements
des anciens quartiers, en particulier pour améliorer ou compléter ceux
qui existent : (exemple : vestiaires foot, tribunes, piétonniers, aires
de jeux, rénovations diverses, etc…).
Voilà l'esprit qui nous anime.
Voila l'esprit qui m'anime dans mon action à tous les niveaux.
Allier en permanence l'imagination et le concret, le projet et la
réalisation.
Ne pas sacrifier le présent à l'avenir.
Mais ne pas non plus renvoyer à plus tard les solutions à des problèmes
qui ne peuvent attendre.
IL FAUT SAVOIR ET LUTTER ET CHOISIR.
C'EST CELA LA RESPONSABILITÉ.
Février 1978
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