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Équilibres
Question
- Monsieur le Maire, en plaçant notre entretien us le signe de
l'Equilibre, ne donnez-vous par ras à ceux qui vous accusent parfois de
« gérer la crise » ?
Gérard
CAUDRON - Je n'ai pas l'habitude de modifier mon langage en fonction
des attaques dont je peux faire l'objet de la part de mes adversaires
quels qu'ils soient. Je veux simplement ici expliquer aux Villeneuvois
qu'après 4 ans de gestion, nous avons atteint, dans un contexte pourtant
difficile, certains équilibres qui constituaient au départ nos objectifs
fondamentaux.
Q. - Par exemple ?
G.C. -
Villeneuve-dAscq existe çomme 4e pâle de la Métropole. Les services
rendus aux habitants y sont importants et divers pour une fiscalité en
moyenne plus faible qu'ailleurs.
Le
sentiment d'être Villeneuvois a progressé dans toutes les couches de la
population.
Q. - Vous êtes donc satisfait de voire
bilan ?
G.C. - Je
suis assez satisfait du travail accompli par la Municipalité, mais je ne
peux lêtre d'une situation économique et sociale caractérisée par une
aggravation rapide du ,chômage, de la hausse des prix, et de toutes les
formes de misères.
Q. - Mais que faites-vous donc contre cette
situation que vous dénoncez si souvent ?
G.C. - Mon
action est double. En tant qu'Homme Politique d'opposition, je lutte
avec énergie contre le Gouvernement actuel, sa politique et son régime.
En tant
qu'Elu Local, à l'intérieur d'un cadre restreint, j'essaie dans mes
choix de privilégier les plus défavorisés, à travers la nature des
services rendus, leurs tarifs, et toutes les formes d'aide sociale.
Q. - Concrètement, au niveau du prochain
budget, comment cela se traduira-t-il ?
G.C. - La
crise réduit le pouvoir des élus en diminuant leur marge financière.
L'important
aujourd'hui à Villeneuve-dAscq est de pouvoir continuer les actions
entreprises depuis 197Z
On peut y
arriver avec une hausse d'impôt local égale à l'inflation supportée
réellement par la commune, en raison de la nature de ses charges (de
l'ordre de 17 %)
Q. Alors, pas d'actions nouvelles ?
G, C. - Il
faut d'abord faire fonctionner tout ce qui existe y compris tout ce qui
a été lancé fin 80: deuxième crèche centres de petites vacances en
journées pleines, etc.
Il faut
aussi entretenir plus de 10 hectares nouveaux
1 espaces
verts.
Y faut
rendre à tous les nouveaux habitants les mêmes services qu'aux autres.
On peut
enfin continuer à faire appel à l'imagination et à l'innovation.
Q. - N'est-ce pas peu en comparaison de ces
dernières années ?
G. C. -
C'est déjà beaucoup en 81 de pouvoir continuer ce qui a été entrepris.
On souhaiterait la même chose dans tous les domaines.- Par ailleurs en
investissements, n'oublions pas que la Municipalité poursuit les gros
programmes engagés
• Maison de
Quartier Pasteur,
• Ferme
verte,
• Tennis
couverts,
• Ateliers
municipaux,
• Selle des
Fêtes,
• Centres
de Loisirs,
. Éclairage
public, etc.
On est donc
bien foin d'une stagnation, mais on se rapproche d'une autre 'situation
d'équilibre nécessaire quand Villeneuve-d'Ascq, sortie du régime « Ville
Nouvelle », sera devenue une commune à part entière.
Q. - Pensez-vous que sur une telle base, le
budget sera voté par l'ensemble du Conseil
G. C. - Je
le souhaite, car dans le contexte actuel c'est la seule voie susceptible
de répondre aux aspirations de tous les Villeneuvois, et en particulier,
des plus défavorisés. Qui a le plus besoin des services publics, sinon
celui qui n'a pas les moyens personnels de se suffire à lui-même dans
tous les domaines ?
Depuis 4
ans, tous les Conseillers ont toujours voté toutes les recettes et
toutes les dépenses remplissant ainsi la première condition d'une
gestion collective commune. Jespère qu'il en sera encore ainsi en 1981.
Q. - Cette démarche est bien sérieuse ! Ne
craignez-vous pas que ces « équilibres » ne
s'opposent à l'action et au changement qui caractérisent depuis 77 la
politique municipale ?
G. C. -
J'ai la faiblesse de croire encore que seule la Vérité est
révolutionnaire et que le mensonge conduit aux pires régressions. La
révolution, quel que soit son niveau, n'est jamais l'aventure mais le
passage d'un équilibre à un autre.
Entre 77 et
80, nous avons obtenu certains équilibres. Dans les prochaines années,
d'autres devront être atteints. Nous y travaillons déjà.
Février
1981
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