1977-2001

Paroles de Maire

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N° 19 - Février 1981

 

Équilibres

 

Question - Monsieur le Maire, en plaçant notre entretien us le signe de l'Equilibre, ne donnez-vous par ras à ceux qui vous accusent parfois de « gérer la crise » ?

 

Gérard CAUDRON - Je n'ai pas l'habitude de modifier mon langage en fonction des attaques dont je peux faire l'objet de la part de mes adversaires quels qu'ils soient. Je veux simplement ici expliquer aux Villeneuvois qu'après 4 ans de gestion, nous avons atteint, dans un contexte pourtant difficile, certains équilibres qui constituaient au départ nos objectifs fondamentaux.

 

 

Q. - Par exemple ?

 

G.C. - Villeneuve-dAscq existe çomme 4e pâle de la Métropole. Les services rendus aux habitants y sont importants et divers pour une fiscalité en moyenne plus faible qu'ailleurs.

 

Le sentiment d'être Villeneuvois a progressé dans toutes les couches de la population.

 

 

Q. - Vous êtes donc satisfait de voire bilan ?

 

G.C. - Je suis assez satisfait du travail accompli par la Municipalité, mais je ne peux lêtre d'une situation économique et sociale caractérisée par une aggravation rapide du ,chômage, de la hausse des prix, et de toutes les formes de misères.

 

 

Q. - Mais que faites-vous donc contre cette situation que vous dénoncez si souvent ?

 

G.C. - Mon action est double. En tant qu'Homme Politique d'opposition, je lutte avec énergie contre le Gouvernement actuel, sa politique et son régime.

 

En tant qu'Elu Local, à l'intérieur d'un cadre restreint, j'essaie dans mes choix de privilégier les plus défavorisés, à travers la nature des services rendus, leurs tarifs, et toutes les formes d'aide sociale.

 

 

Q. - Concrètement, au niveau du prochain budget, comment cela se traduira-t-il ?

 

G.C. - La crise réduit le pouvoir des élus en diminuant leur marge financière.

 

L'important aujourd'hui à Villeneuve-dAscq est de pouvoir continuer les actions entreprises depuis 197Z

 

On peut y arriver avec une hausse d'impôt local égale à l'inflation supportée réellement par la commune, en raison de la nature de ses charges (de l'ordre de 17 %)

 

 

Q. Alors, pas d'actions nouvelles ?

 

G, C. - Il faut d'abord faire fonctionner tout ce qui existe y compris tout ce qui a été lancé fin 80: deuxième crèche centres de petites vacances en journées pleines, etc.

 

Il faut aussi entretenir plus de 10 hectares nouveaux

1 espaces verts.

 

Y faut rendre à tous les nouveaux habitants les mêmes services qu'aux autres.

 

On peut enfin continuer à faire appel à l'imagination et à l'innovation.

 

Q. - N'est-ce pas peu en comparaison de ces dernières années ?

 

G. C. - C'est déjà beaucoup en 81 de pouvoir continuer ce qui a été entrepris. On souhaiterait la même chose dans tous les domaines.- Par ailleurs en investissements, n'oublions pas que la Municipalité poursuit les gros programmes engagés

 

• Maison de Quartier Pasteur,

 

• Ferme verte,

 

• Tennis couverts,

 

• Ateliers municipaux,

 

• Selle des Fêtes,

 

• Centres de Loisirs,

 

. Éclairage public, etc.

 

On est donc bien foin d'une stagnation, mais on se rapproche d'une autre 'situation d'équilibre nécessaire quand Villeneuve-d'Ascq, sortie du régime « Ville Nouvelle », sera devenue une commune à part entière.

 

Q. - Pensez-vous que sur une telle base, le budget sera voté par l'ensemble du Conseil

 

G. C. - Je le souhaite, car dans le contexte actuel c'est la seule voie susceptible de répondre aux aspirations de tous les Villeneuvois, et en particulier, des plus défavorisés. Qui a le plus besoin des services publics, sinon celui qui n'a pas les moyens personnels de se suffire à lui-même dans tous les domaines ?

 

Depuis 4 ans, tous les Conseillers ont toujours voté toutes les recettes et toutes les dépenses remplissant ainsi la première condition d'une gestion collective commune. Jespère qu'il en sera encore ainsi en 1981.

 

Q. - Cette démarche est bien sérieuse ! Ne craignez-vous pas que ces « équilibres » ne s'opposent à l'action et au changement qui caractérisent depuis 77 la politique municipale ?

 

G. C. - J'ai la faiblesse de croire encore que seule la Vérité est révolutionnaire et que le mensonge conduit aux pires régressions. La révolution, quel que soit son niveau, n'est jamais l'aventure mais le passage d'un équilibre à un autre.

 

Entre 77 et 80, nous avons obtenu certains équilibres. Dans les prochaines années, d'autres devront être atteints. Nous y travaillons déjà.

 

 

 Février 1981

 

 

 

      

"Il n'est pas nécessaire d'être d'accord sur tout pour bien travailler ensemble au service de tous!"