1977-2001

Paroles de Maire

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1985

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N° 1 - Janvier 1985

 RESPONSABILITÉ D'ABORD

RESPONSABILITÉ ENCORE...


Jeanne-Marie VOLLEMAERE - Monsieur Maire, une nouvelle année, un nouveau journal, des voeux et des projets ?

Gérard CAUDRON - Oui ; janvier 1985 c'est ici un nouveau journal d'informations municipales sous le titre de "La Tribune de Villeneuve d'Ascq ". Une nouvelle présentation, un nouveau format, dix numéros par an dans chaque boîte aux lettres. On mesure l'effort.

J. M. V. - Mais par les temps difficiles que nous connaissons n'est-ce pas un luxe ?

G.C. - C'est une priorité et c'est indispensable car dans notre ville tous les services (ou presque) sont rendus. Toutes les animations et activités associatives (ou presque) existent. La première priorité est d'abord de les faire connaître à tous.
Il faut démultiplier l'information, la diversifier, l'améliorer. C'est ce que nous faisons avec la Tribune, R. VAMOVEIMEIR et tout le service Information..

J. M. V. - Mais le coût

G.C. - 1,50 franc par numéro et par foyer, je crois que cela les vaut.

J.M.V. - Pourquoi une parution mensuelle ?

G.C. - Pour pouvoir rendre compte du mois précédent et annoncer les activités du mois à venir.
C'est un outil au service de tous, un outil au service de la Ville et des Villeneuvois.

J. M. V. - Alors, depuis le journal de novembre il s'est passé beaucoup de choses ?

G.C. - Énormément, trop pour en rendre compte en un seul journal et cela prouve la nécessité d'un mensuel.
Citons en vrac, une intense activité à la C.U.D.L. avec la télédistribution et la ligne n ° 2 du métro. (Mous y reviendrons dans les prochains mois).
- le permis de construire accordé à BULL ! (enfin)
- des centres de loisirs de Noël,

- les multiples fêtes et goûters,

- les conseils municipaux,

- la foire aux associations, etc... etc....

J. M. V. - Un -succès la foire aux Associations ?

G.C. - Un grand moment. Des rencontrés. Une formule à développer encore en 1985 pour permettre à toutes les associations de se faire mieux connaître de la population.

J.M.V. - Un autre point que n'avez pas évoqué dans votre la lutte contre toutes les formes misère et de pauvreté.

G.C. - Il est vrai que depuis années de nouvelles forme misère et de pauvreté se sont d développées dans les pays indus dont le nôtre.
On en ressent encore plus l'injustice et cela révolte dans les périodes de fête... l'Abbe Pierre a raison de le crier ! Il n'y a rien de pire que d'être dans la maladie, la misère, le chagrin, quand les autres font la fête...

Pensons-y et surtout agissons chacun à notre niveau.

J.M.V. - Concrètement.

G.C. - depuis des années nous diversifions nos actions pou aider les gens à s'en sortir. Nous continuerons dans ce sens,

C. DELPLANQUE, H. LAMARRE y travaillent avec moi dans le cadre du Centre d'Action Sociale.

Mais dans le même temps ave Gouvernement nous avons commencé à distribuer aux plus démunis, les excédents agricoles. Raymonde LEROY suit pour moi ce dossier.

J.M.V, - Est-ce la solution ?

G.C. n'y a pas une solution mais des solutions et ces distributions sont l'une d'entre elles.

J.M.V C'est la même chose pour le chômage ?

G.C. - Le chômage est un cancer qui, comme cette maladie, n'a pas de remède miracle mais des remèdes Plus ou moins efficaces.
Assainir l'économie pour relancer la croissance, développer l'exportation mais en attendant, formation, emplois d'initiative locale, contrats des jeunes volontaires, T.U.C.

J.M.V. - Ces fameux T. U. C. qui ont donné lieu à tant de jeux de mots...

G.C. - Souvent de mauvais goût quand on connaît ce drame du chômage de jeunes Une certaine droite n'a vraiment aucune pudeur.

J. M. V. - Pouvez-vous, en quelques mots, nous dire de quoi il s'agit ?

G.C. - Dominique CABAL a beaucoup travaillé ce dossier : recenser des taches utiles peu ou mal remplies actuellement mettre en place des groupes de jeunes chômeurs pour les remplir en se formant.
Lutter contre l'oisiveté - former - donner de l'expérience et rendre de nouveaux services.
Ce n'est pas la solution au chômage mais si tout le monde- s'y met, ce devrait être positif.

J.M.V.- C VANDEPUTTE achevé sa tournée de la Ville sur la délinquance. Y aura -t-il des conséquences concrètes ?

G.C. - Le conseil de prévention de la délinquance se met en place - des commissions vont fonctionner - toutes les mesures proposées seront examinées, testées.
Là encore-, pas de solution miracle mais des solutions, de l'information, de la réflexion, des discussions, des actions. Le poste de police de la Cousinerie ouvre.
On y reviendra. Je suis confiant.
Il faut aussi rappeler tout le travail fait dans le domaine des enfants et des jeunes hors école avec G. OLLEVILLE et D. BLANCHATTE.

J.M.V. - Vous avez aussi parlé finances, projets pour la ville, responsabilité.

G.C. - Depuis le début de notre entretien,je n'ai jamais cessé de parler responsabilité et j'y reviendrai.
J'ai confirmé au dernier conseil le caractère sain de nos finances. Les services, Jean-Marc DUEZ et Bernard FRIMAT y sont pour beaucoup. Nous allons relancer quelques Investissements, nous accentuerons le côté touristique de Villeneuve avec R. LEIGNEL. Nous approfondirons ses atouts économiques avec J.M. STIEVENARD et cela en 1985 avec une hausse de l'ordre de 10% (ou moins).

J.M.V. - De belles ambitions. Nous arrivons à la fin de notre entretien, Janvier, c'est aussi le moment des VOEUX. Alors les vôtres ?

G.C. - Amitié, Justice, Solidarité, Tolérance, Fraternité et Paix.

J. M. V. - De biens beaux mots !

G.C. - Mais aussi des objectifs et surtout des objectifs que chacun peut atteindre dans sa vie de tous les jours, dans son bureau, dans son usine, dans sa rue et son quartier.
Tout commence à notre NIVEAU. Je ne cesserai jamais de le répéter.
Il faut le savoir et ne pas toujours rejeter sur autrui la responsabilité de la situation de notre pauvre monde.
On a le monde et la société que l'on mérite !

J. M. V. - Vous voilà bien pessimistes ?

G.C. - Non, réaliste et même plein d'espoirs puisque je dis que notre avenir dépend pour partie de NOUS.

J. M. V. - Vous avez souhaité placer notre entretien sous le signe de la responsabilité Y croyez-vous vraiment ?
 

G.C. - Je hais l'irresponsabilité. Sur tous les dossiers, les solutions passent par plus de responsabilités. La responsabilité se construit (ou se détruit) tous les jours. La responsabilité c'est un droit mais aussi un devoir assorti de sanctions.
Je rencontre souvent l'irresponsabilité et je ne cesse de la combattre quoi qu'il en coûte... Ce n'est pas "électoralement payant" de refuser. la démagogie. Mais c'est mon éthique, ma règle de base dans ma vie publique.

Gérard CAUDRON
Maire et Conseiller Général
 

 

 

      

"Il n'est pas nécessaire d'être d'accord sur tout pour bien travailler ensemble au service de tous!"