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10 ANS DÉJÀ...
Jeanne-Marie Vollemaere:
M. le Maire, c'est bien... demain 27
FÉVRIER que vous fêtez vos 10 ans de vie élective?
Gérard Caudron: C'est en effet le 27 FÉVRIER 1976 que j'ai siégé pour la
première fois au Conseil municipal de Villeneuve-d'Ascq à la suite d'une
élection partielle. Un an plus tard, j'étais élu Maire.
Cela fait donc bien 10 ANS que j'assume des responsabilités électives.
J'avais alors 31 ans.
J.M. V.
: C'est une tranche de vie
importante. Quel bilan en faites-vous?
G.C.: En tant qu'homme public, j'ai le sentiment, peut-être immodeste,
d'avoir bien travaillé et d'avoir atteint nombre de mes objectifs pour
ma ville. J'ai l'impression de n'avoir pas été inutile, d'avoir concouru
à son développement, d'avoir aidé à sa transformation, d'avoir avancé
dans le sens de plus d'humanité, et de meilleures réponses aux besoins
des gens.
En tant qu'homme politique, j'ai la satisfaction d'avoir toujours évité
toute compromission, tout mensonge et toute malhonnêteté.
En tant qu'homme, il m'arrive de m'interroger sur cette tranche de vie,
et sur les conséquences sur ma vie personnelle, d'un temps aussi
important consacré aux autres.
J.M. V.
: Une fête, ce dixième
anniversaire ?
G.C. : Une date importante pour une période importante mais je vous
avoue que je suis peu porté sur les fêtes tournées vers le passé, ce qui
m'importe davantage, c'est l'Avenir.
J.M. V.: Et l'Avenir, c'est quoi
aujourd'hui?
G.C. : Ce sont les élections dont les résultats seront connus quand les
Villeneuvois liront cette interview.
C'est le budget que nous allons voter le 3 MARS; le dixième préparé avec
Bernard Frimat. C'est la Mise en œuvre de tous les projets pour la ville
déjà explicités en début d'année et qui visent à lui dessiner un
"nouveau look",
J.M. V.
: Le Budget 86 - Un bon budget?
G.C. : Un budget sérieux, réaliste, cohérent, qui avec un effort fiscal
limité et raisonnable (1 % de pression fiscale), nous permet d'innover,
d'améliorer encore nos services tout en préparant l'Avenir.
J.M. V.
: Par exemple?
G.C.: Nous préparons l'avenir en accroissant nos investissements, et en
assurant Un autofinancement de ces investissements qui double par
rapport à 1985.
Nous améliorons le présent, en développant nos actions vers les
adolescents, en accroissant le nombre de places en crèche, en améliorant
nos aides à la vie associative, en élargissant notre action sociale. .
Nous gérons le présent en préparant l'Avenir, en poursuivant
l'informatisation des services avec, en particulier, la Bibliothèque
municipale, en lançant une télématique grand public, en poursuivant nos
économies de gestion et d'énergie, en améliorant techniquement et
humainement nos services.
J.M. V.: Vous parliez d'un
accroissement de nos investissements?
G.C. : Pour réaliser nos promesses électorales, nous avons établi un
plan d'investissement jusqu'en 89 qui s'appuie sur une étude financière
globale qui intègre les annuités d'emprunts et les coûts de
fonctionnement consécutifs.
J.M. V.
: Quand on écoute les élus locaux, on
entend souvent des discours moins optimistes...
G.C.: Nous avons nous-mêmes construit la situation où nous sommes
aujourd'hui, et nous en sommes fiers.
On parlait d'un dixième anniversaire : je pourrais le résumer en une
seule expression: QUEL CHEMIN PARCOURU!
J.M. V.
: Un dernier mot peut-être sur le budget
86 : Comment est-il financé?
G.C. : Les recettes nous viennent pour 32% de l'État, et pour 54% de la
fiscalité.
Cette fiscalité touche les entreprises pour 62% et la taxe d'habitation
pour près de 23 %.
J.M. V.
: La machine municipale est donc en état
de marche.
G.C. : Parfaitement, et j'en remercie le Secrétaire général, J.-M. Duez,
les Secrétaires généraux adjoints, le directeur de l'Urbanisme et des
Travaux, les chefs de services et tous les personnels.
Je le répète une nouvelle fois: les Villeneuvois ont de bons services
municipaux.
J.M. V.
: On arrive aussi en MARS 86 à la
moitié de votre mandat municipal.
G.C.: Oui, et nous en ferons un bilan avec des discussions publiques à
tous niveaux.
Nous préciserons aussi ce qu'il reste à faire et comment nous le ferons
d'ici MARS 89... Si l'État d'ici-là nous le permet.
J'ajoute enfin que nous ferons tout pour tenir nos engagements y compris
pour notre développement économique, pour notre notoriété, et pour la
Technopole.
J.M. V.
: Avant de terminer, une dernière
question peut-être à trois semaines des élections: Pas de
regret de n'a voir pas été candidat?
G.C. : Pas de regret.
Je me suis fixé des objectifs sur le plan municipal comme sur le plan du
département, et j'ai suffisamment aujourd'hui de travail.
Reste que demain et après-demain, il y aura des élections, des
responsabilités à prendre, du travail à faire...
On en reparlera alors...
Gérard
CAUDRON,
Maire de Villeneuve-d'Ascq,
Vice-président du Conseil Général du Nord
Propos recueillis le 26 février 1986
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