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DANS LE VENT DE L'ÉTÉ
Début juillet, les résultats d'un sondage sur l'image de
la ville et sur votre image ont été rendus publics. Près de 9
Villeneuvois sur 10 sont satisfaits d'habiter Villeneuve d'Ascq et
jugent votre action "très ou assez satisfaisante".
C'est presque un plébiscite?
Gérard Caudron: Ce n'est qu'un sondage. Certes, je ne serais pas
honnête si je disais qu'il ne me satisfait pas, mais ce n'est qu'une
photographie de l'opinion à un moment donné.
En ce qui concerne la ville, cette étude me renforce dans mes
convictions, et indique que nous sommes toujours sur la bonne voie,
que les Villeneuvois aiment leur ville et qu'ils concourent
collectivement à sa réussite.
En ce qui me concerne plus personnellement, je suis heureux, après
14 ans au service de la population, de constater que je reste en
harmonie avec ceux qui m'ont élu et qui depuis 14 ans me font
confiance.
Cela me fait du bien et, bien sûr, m'encourage à continuer en
donnant toujours priorité à mon métier de Maire sur tout autre
mandat.
Dans ce sondage, les Villeneuvois se montrent très
attachés aux espaces verts, à la nature. La ville
nouvelle avec sa politique massive de construction semble
donc bien close dans les esprits?
G.C. : c'est évident! Non seulement, nous avons bien fait
d'arrêter la ville nouvelle mais nous devons être de plus en plus
vigilant face aux projets qui nous sont proposés sur des terrains
libres existant encore dans les quartiers.
Les espaces verts ne risquent rien. Nous continuons même à en créer.
La zone de Nature du Héron est pour nous irréversible.
Mais il faut veiller aux conditions d'utilisation des terrains
aujourd'hui encore libres qu'ils soient publics ou privés. Il faut
les aménager le plus intelligemment possible afin que ce soit un «
plus» pour le quartier concerné et pas un « moins ».
LA TECHNOPOLE: UN ÉTAT D'ESPRIT
Sur la Technopole, les Villeneuvois se plaignent un peu
du manque d'informations concrètes, qu'est-ce qui, à
votre avis, pourrait permettre de mieux rapprocher la
Technopole des Villeneuvois ?
G. C. : La Technopole, c'est une association entre la Ville,
les Universités, le Monde économique, l'État et d'autre_
partenaires.
C'est d'abord un état d'esprit.
Ce sont aussi des réalisations dans le domaine du lien entre la
recherche et la production.
C'est enfin une image, une volonté.
On peut mieux l'expliquer sans doute mais il faut rappeler que si la
technopole est un des éléments « porteurs» de Villeneuve d'Ascq,
Villeneuve d'Ascq ne se réduit pas à sa technopole.
Villeneuve d'Ascq est une ville animée, sportive, culturelle,
commerciale, conviviale, innovatrice dans de nombreux domaines.
« L'aventure» des « marathoniens à New York» est un bel exemple de
ce que demain les Villeneuvois peuvent continuer à faire de
différent, de ce qui se fait dans d'autres villes.
TENIR NOS
ENGAGEMENTS
Inauguration du Château de Flers restauré, de la Maison des
Droits de l'Homme, puis bientôt de la nouvelle maternelle Pierre et
Marie Curie, et de la salle de la Tamise reconstruite
Décidément la ville ne s'arrête jamais?
G. C. : Nous tenons nos engagements tout simplement.
Avec le Château, ce sont les racines de la ville, avec P.-et-M.-Curie,
c'est l'avenir, avec la cuisine centrale, un des premiers services
publics rendus à la population (plus de 6000 repas par jour), avec la
Tamise, le sport avec la maison des Droits de l'Homme, une certaine
idée de la liberté et ce qui se passe à l'Est de l'Europe montre bien
que nous avons eu raison.
J'ajoute au moment où chacun reçoit sa taxe d'habitation que nous
réalisons tout cela en n'augmentant pas la pression fiscale communale
pour la 6" année consécutive. Ce n'est pas mal? Non?
Le nouveau siège de Norpac au sud, le Furet fin août en Centre
Ville, bientôt le siège de Décathlon Boulevard de Valmy, la ville semble
en parfaite santé économique ?
G. C. : Nous sommes plutôt satisfait des résultats de nos
actions. Cela dit, il Y a aussi Célatose qui risque de fermer et un
chômage qui reste très pesant.
Et le Centre Ville?
G. C. : Nous continuons à y travailler, à phaser les travaux et à
chiffrer les coûts.
On devrait voir les premiers travaux du Centre de culture scientifique
d'ici quelques mois puis la géode, le parking pyramidal,
l'hôtel-restaurant.
C'est un projet qui prendra plusieurs années.
En juillet et en août, centres de vacances et de
loisirs n'ont pas démenti leurs succès. Voilà bien aussi un sujet de
satisfaction?
G. C. : C'est vrai que les visites que je fais chaque année de nos
centres et de ces milliers d'enfants et de jeunes sont ma meilleure
récompense de travail que je fais avec D. Blanchatte, Jef Martin et son
service, tout au long de l'année et cela depuis 14 ans.
Les voir ainsi heureux et épanouis, ce sont pour moi des instants de
bonheur.
Villeneuve d'Ascq a été bouleversé durant le mois d'août
par un drame qui a coûté la vie à un enfant de 12 ans et a
jeté deux familles dans le désespoir. Une certaine presse a eu
vite fait d'accuser l'urbanisme de la ville, quelle réaction a
le Maire de Villeneuve d'Ascq quelques semaines plus tard?
G. C. : C'est un drame horrible.
Je ne me suis pas exprimé car c'est à la police d'établir la réalité des
faits et à la justice ensuite de juger.
Un élu, une politique, n'a pas à peser sur l'une ou sur l'autre.
Cela dit, en tant qu'homme, je m'interroge sur « l'inversion» d'un
certain nombre de valeurs, sur l'importance accordée à la vie par
certaines couches de l'opinion.
Et je me dis: qu'avons-nous fait collectivement pour qu'une société en
arrive là ?
Un enfant est mort. Un homme est effondré. .
Oui, je le répète: qu'avons-nous fait? Et surtout: que devons-nous faire
pour que demain, cela ne s'aggrave pas?
Certains Villeneuvois semblent excédés aujourd'hui par la petite
délinquance et ils ont le sentiment que la Mairie ne fait pas
toujours ce qui est nécessaire?
G. C. : Je comprends les sentiments de certains Villeneuvois. Mais que
peut faire une Mairie de plus qu'elle ne fait aujourd'hui?
Nous avons mis en œuvre tous les dispositifs de prévention qui sont
dans nos possibilités et pouvoirs.
Alors, si certains ont des idées, qu'ils n'hésitent pas à me contacter.
Ce sera sans aucun doute une des grosses questions en débat dans la
ville durant les prochains mois.
Je dirais quand même qu'en cet été 91, nous avons réussi à éviter le
gros problème des nomades qui avaient « empoisonné» l'été 90 : c'est une
preuve qu'on avance.
Mais c'est vrai qu'il y a toujours de nouveaux problèmes... et il faut
sans arrêt avec acharnement et pugnacité s'y attacher.
RÉPONDRE AUX DÉFIS
DE L'AN 2000
3 petites questions peut-être pour terminer: le Grand Lille? La
révolution en. URSS? Vos vacances?
G. C. : Petites questions? Comme vous y allez...
LE GRAND LILLE: J'ai lu la presse. Bien sûr, Villeneuve d'Ascq n'est pas
concerné et c'est aux élus et aux populations des communes concernées de
se prononcer.
En ce qui me concerne, je dis aujourd'hui comme hier qu'il ne faut pas
se contenter pour répondre aux défis de l'an 2000, de ressortir les
solutions des années 70...
Mais chacun est libre de penser et d'agir autrement s'il y trouve son
intérêt.
LA RÉVOLUTION EN URSS: Une tourmente qui bouscule tout d'heure en
heure, qui va encore tourbillonner un moment dans un sens, un autre
moment dans l'autre avec des joies, des craintes, des espoirs, des
échecs...
Le démocrate que je suis est heureux de voir s'écrouler l'empire
soviétique communiste.
L'européen que je suis aussi mesure nos responsabilités pour que cet
immense espoir ne débouche pas sur des catastrophes.
MES VACANCES. Oui pour la première fois depuis longtemps, j'ai pris 3
semaines avec bien sûr chaque jour près de 3 heures de communication
avec la mairie par téléphone, fax, courrier et surtout minitel pour
continuer à suivre avec les élus restés sur place, l'ensemble des
affaires et des dossiers.
On vient d'évoquer certaines d'entre elles qui, vous l'imaginez, ont
continué à faire - de moi-même en Provence « un vacancier pas tout à
fait comme les autres »....
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