1977-2001

Paroles de Maire

1977  1978  1979  1980  1981  1982  1983  1984  1985  1986  1987  1988

1989  1990  1991  1992  1993  1994  1995  1996  1997  1998  1999  2000

2008  2009  2010  2011  2012  2013  2014  2015  2016  2017  2018  2019


1991

Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre

 






 

 

 

N° 67 - septembre 1991

 

 

DANS LE VENT DE L'ÉTÉ

 

Début juillet, les résultats d'un sondage sur l'image de la ville et sur votre image ont été rendus publics. Près de 9 Villeneuvois sur 10 sont satisfaits d'habiter Villeneuve d'Ascq et jugent votre action "très ou assez satisfaisante". C'est presque un plébiscite?

 

Gérard Caudron: Ce n'est qu'un sondage. Certes, je ne serais pas honnête si je disais qu'il ne me satisfait pas, mais ce n'est qu'une photographie de l'opinion à un moment donné.

En ce qui concerne la ville, cette étude me renforce dans mes convictions, et indique que nous sommes toujours sur la bonne voie, que les Villeneuvois aiment leur ville et qu'ils concourent collectivement à sa réussite.

En ce qui me concerne plus personnellement, je suis heureux, après 14 ans au service de la population, de constater que je reste en harmonie avec ceux qui m'ont élu et qui depuis 14 ans me font confiance.      

Cela me fait du bien et, bien sûr, m'encourage à continuer en donnant toujours priorité à mon métier de Maire sur tout autre mandat.

 

Dans ce sondage, les Villeneuvois se montrent très attachés aux espaces verts, à la nature. La ville nou­velle avec sa politique massive de construction semble donc bien close dans les esprits?

 

G.C. : c'est évident! Non seulement, nous avons bien fait d'arrêter la ville nouvelle mais nous devons être de plus en plus vigilant face aux projets qui nous sont pro­posés sur des terrains libres existant encore dans les quartiers.

Les espaces verts ne risquent rien. Nous continuons même à en créer. La zone de Nature du Héron est pour nous irréversible.

 

Mais il faut veiller aux conditions d'utilisation des terrains aujourd'hui encore libres qu'ils soient publics ou privés. Il faut les aménager le plus intelligemment possible afin que ce soit un « plus» pour le quartier concerné et pas un « moins ».

 

LA TECHNOPOLE: UN ÉTAT D'ESPRIT

 

Sur la Technopole, les Villeneuvois se plaignent un peu du manque d'informations concrètes, qu'est-ce qui, à votre avis, pourrait permettre de mieux rap­procher la Technopole des Villeneuvois ?

 

G. C. : La Technopole, c'est une association entre la Ville, les Universités, le Monde économique, l'État et d'autre_ partenaires.

C'est d'abord un état d'esprit.

Ce sont aussi des réalisations dans le domaine du lien entre la recherche et la production.

C'est enfin une image, une volonté.

On peut mieux l'expliquer sans doute mais il faut rappeler que si la technopole est un des éléments « porteurs» de Villeneuve d'Ascq, Villeneuve d'Ascq ne se réduit pas à sa technopole.

Villeneuve d'Ascq est une ville animée, sportive, cultu­relle, commerciale, conviviale, innovatrice dans de nom­breux domaines.

« L'aventure» des « marathoniens à New York» est un bel exemple de ce que demain les Villeneuvois peuvent continuer à faire de différent, de ce qui se fait dans d'autres villes.

 


 

TENIR NOS ENGAGEMENTS

 

Inauguration du Château de Flers res­tauré, de la Maison des Droits de l'Homme, puis bientôt de la nouvelle maternelle Pierre et Marie Curie, et de la salle de la Tamise reconstruite         Dé­cidément la ville ne s'arrête jamais?

 

G. C. : Nous tenons nos engagements tout simplement.

Avec le Château, ce sont les racines de la ville, avec P.-et-M.-Curie, c'est l'avenir, avec la cuisine centrale, un des premiers services publics rendus à la population (plus de 6000 repas par jour), avec la Ta­mise, le sport avec la maison des Droits de l'Homme, une certaine idée de la liberté et ce qui se passe à l'Est de l'Europe montre bien que nous avons eu raison.

J'ajoute au moment où chacun reçoit sa taxe d'habitation que nous réalisons tout cela en n'augmentant pas la pression fis­cale communale pour la 6" année consé­cutive. Ce n'est pas mal? Non?

 

Le nouveau siège de Norpac au sud, le Furet fin août en Centre Ville, bientôt le siège de Décathlon Boulevard de Valmy, la ville semble en parfaite santé écono­mique ?

 

G. C. : Nous sommes plutôt satisfait des résultats de nos actions. Cela dit, il Y a aussi Célatose qui risque de fermer et un chômage qui reste très pesant.

 

Et le Centre Ville?

 

G. C. : Nous continuons à y travailler, à phaser les travaux et à chiffrer les coûts.

On devrait voir les premiers travaux du Centre de culture scientifique d'ici quelques mois puis la géode, le parking pyramidal, l'hôtel-restaurant.

C'est un projet qui prendra plusieurs an­nées.

 

En juillet et en août, centres de va­cances et de loisirs n'ont pas démenti leurs succès. Voilà bien aussi un sujet de satisfaction?

 

G. C. : C'est vrai que les visites que je fais chaque année de nos centres et de ces milliers d'enfants et de jeunes sont ma meilleure récompense de travail que je fais avec D. Blanchatte, Jef Martin et son ser­vice, tout au long de l'année et cela depuis 14 ans.

Les voir ainsi heureux et épanouis, ce sont pour moi des instants de bonheur.

 

Villeneuve d'Ascq a été bouleversé du­rant le mois d'août par un drame qui a coûté la vie à un enfant de 12 ans et a jeté deux familles dans le désespoir. Une certaine presse a eu vite fait d'ac­cuser l'urbanisme de la ville, quelle ré­action a le Maire de Villeneuve d'Ascq quelques semaines plus tard?

 

G. C. : C'est un drame horrible.

Je ne me suis pas exprimé car c'est à la police d'établir la réalité des faits et à la justice ensuite de juger.

Un élu, une politique, n'a pas à peser sur l'une ou sur l'autre.

Cela dit, en tant qu'homme, je m'interroge sur « l'inversion» d'un certain nombre de valeurs, sur l'importance accordée à la vie par certaines couches de l'opinion.

Et je me dis: qu'avons-nous fait collecti­vement pour qu'une société en arrive là ?

Un enfant est mort. Un homme est effon­dré. .

Oui, je le répète: qu'avons-nous fait? Et surtout: que devons-nous faire pour que demain, cela ne s'aggrave pas?

 

Certains Villeneuvois semblent excédés aujourd'hui par la petite délinquance et ils ont le sentiment que la Mairie ne fait pas toujours ce qui est nécessaire?

 

G. C. : Je comprends les sentiments de certains Villeneuvois. Mais que peut faire une Mairie de plus qu'elle ne fait aujour­d'hui?

Nous avons mis en œuvre tous les dispo­sitifs de prévention qui sont dans nos pos­sibilités et pouvoirs.

Alors, si certains ont des idées, qu'ils n'hé­sitent pas à me contacter.

Ce sera sans aucun doute une des grosses questions en débat dans la ville durant les prochains mois.

Je dirais quand même qu'en cet été 91, nous avons réussi à éviter le gros problème des nomades qui avaient « empoisonné» l'été 90 : c'est une preuve qu'on avance.

Mais c'est vrai qu'il y a toujours de nou­veaux problèmes... et il faut sans arrêt avec acharnement et pugnacité s'y attacher.

 

 

RÉPONDRE AUX DÉFIS DE L'AN 2000

 

3 petites questions peut-être pour ter­miner: le Grand Lille? La révolution en. URSS? Vos vacances?

 

G. C. : Petites questions? Comme vous y allez...

LE GRAND LILLE: J'ai lu la presse. Bien sûr, Villeneuve d'Ascq n'est pas concerné et c'est aux élus et aux populations des communes concernées de se prononcer.

En ce qui me concerne, je dis aujourd'hui comme hier qu'il ne faut pas se contenter pour répondre aux défis de l'an 2000, de ressortir les solutions des années 70...

Mais chacun est libre de penser et d'agir autrement s'il y trouve son intérêt.

 

LA RÉVOLUTION EN URSS: Une tour­mente qui bouscule tout d'heure en heure, qui va encore tourbillonner un moment dans un sens, un autre moment dans l'autre avec des joies, des craintes, des es­poirs, des échecs...

Le démocrate que je suis est heureux de voir s'écrouler l'empire soviétique commu­niste.

L'européen que je suis aussi mesure nos responsabilités pour que cet immense es­poir ne débouche pas sur des catas­trophes.

 

MES VACANCES. Oui pour la première fois depuis longtemps, j'ai pris 3 semaines avec bien sûr chaque jour près de 3 heures de communication avec la mairie par télé­phone, fax, courrier et surtout minitel pour continuer à suivre avec les élus restés sur place, l'ensemble des affaires et des dos­siers.

 

On vient d'évoquer certaines d'entre elles qui, vous l'imaginez, ont continué à faire - de moi-même en Provence « un vacancier pas tout à fait comme les autres »....