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Priorité au
concret
Le
courage, c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel » Pourquoi
avoir utilisé une citation de Jean Jaurès en introduction de votre
dernière conférence de presse ?
Cette citation de Jean Jaurès extraite
d'un discours à la jeunesse de 1903 s'Inscrit dans une définition à
plusieurs facettes du «courage» qui a gardé toute son actualité, Jean
Jaurès disant aussi que le « courage», c'est de « chercher la vérité et
de la dire», et de «refuser la loi du mensonge triomphant». Beaucoup
seraient aujourd'hui bien de faire leurs ces préceptes.
Concernant «l'idéal et le réel», non
seulement cette citation est un des fondements de mon engagement
philosophique et politique, mais dans la crise à tous les niveaux que
nous traversons, elle me semble devoir être la ligne de conduite
sereine et déterminée de tout décideur en privilégiant les réponses
concrètes aux problèmes réels sans oublier les projets, l'avenir et donc
l'idéal.
Localement, cette philosophie nous
conduit à choisir prioritairement les solutions aux problèmes quotidiens
des villeneuvois, en recalibrant les grands projets sans pour autant les
abandonner.
C'est ce que j'ai illustré concrètement
sur Villeneuve d'Ascq après avoir examiné la déclinaison de cette
citation au niveau mondial, européen, national et régional.
Pour
en revenir au réel, là petite délinquance ne cesse de s'accroître à
Villeneuve d'Ascq et ailleurs. Que pensez vous des réflexions courantes
du style « Que fait la mairie ?».
J'y suis habitué et tous les maires de
toutes couleurs politiques, tous confrontés aux mêmes problèmes,
entendent les mêmes réflexions de leurs concitoyens.
Ce n'est malheureusement pas si simple.
La délinquance, petite et moyenne,
concerne tous pays industriels et toutes les villes.
C'est aux Etats et gouvernements de
prendre les mesures nécessaires en particulier dans le domaine de la
répression mais aussi de la prévention!
Pour autant, il appartient aux mairies,
et c'est ce que nous faisons à Villeneuve d'Ascq, de réfléchir avec la
population et les professionnels aux mesures locales à prendre dans le
domaine de leurs compétences.
Ce sont d'abord des mesures physiques
dans les quartiers, des travaux d'éclairage public et d'espaces verts,
et des modifications d'espaces publics... mais ce sont aussi des
politiques contre l'oisiveté, contre les risques d'effets de masse...
contre toutes les formes de misères, et en direction des victimes
qu'il faut aider et soutenir.
Tous les jours, nous agissons dans ces
domaines même s'il est difficile d'en mesurer les résultats.
Par contre, si nous ne le faisions pas,
on s'en rendrait compte… et très vite.
Pourquoi
avez-vous laissé la vice-présidence de la communauté Urbaine de Lille à
Robert Vanovermeir ?
.parce que j'ai toujours été hostile à
un cumul excessif des pouvoirs et des mandats. Parce que je veux mieux
organiser mon travail. Parce que, dans l'intérêt de la ville et de la
CUDL, il faut répartir mieux le travail. Parce que Robert Vanovermeir
est un élu intelligent et compétent.
Quand
va naître le projet communautaire de la Haute Borne ?
Le plus vite possible, j'espère. Ce
serait un signe de bonne santé économique de notre métropole.
Il nous faut simplement éviter à la
fois le bradage de ces terrains en y faisant n'importe quoi et une hyper
sophistication lu projet qui le rendrait économiquement non viable.
L’exercice est difficile. Il prend du
temps. Nous avons pris du retard... ce qui, financièrement et
budgétairement, nous crée des problèmes.
Quel
est le stade d'avancement du projet d'aménagement centre-ville?
Rien n’est à ce jour abandonné... Mais
nous étudions des scénarios qui réduisent les coûts et allongent les
calendriers.
Il nous faut un centre-ville qui ne
soit pas que commercial, même si sa dimension commerciale est importante
et intéressante…
Dans le même temps, nous ne pouvons pas
prendre de risques financiers incompatibles avec les effets actuels de
la crise sur nos budgets.
La démarche doit être équilibrée et
claire. C'est ce que je propose.
Avez-vous
trouvé une solution au sujet de la viabilisation des terrains situes sur
les anciens sites industriels Rhône-Poulenc?
C'est moi-même qui ai sollicité les
autorités pour une étude concernant des terrains dont je pressentais
l'état grave de pollution.
Ces études l'ont confirmé.
Des propositions ont été faites à
Rhône-Poulenc de travaux d'aménagement à réaliser qui ne les a pas
acceptées à ce jour. .
Donc, pour l'instant, rien n'est
possible sur ces terrains qui, au demeurant, non utilisés, ne présentent
pas de danger.
Mais pour pouvoir les utiliser, des
aménagements lourds sont à faire. J'espère que les autorités
préfectorales réussiront à contraindre l'entreprise Rhône-Poulenc.
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