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Vœux de
sérénité
Quels
sont les voeux les plus chers que vous adresser aux Villeneuvois en ce
premier mois de l'année?
Mes voeux s'adressent d'abord aux
Villeneuvois en tant qu'hommes et femmes, à titre personnel. Je leur
souhaite le plus de bonheur possible, la meilleure santé possible, des
plaisirs simples, des satisfactions familiales et professionnelles... Je
leur souhaite une vie agréable combinant la réalisation personnelle et
le rayonnement collectif au service des autres Je nous souhaite aussi en
cette période de crise, de la sérénité pour y faire face, en évitant
toutes les formes d'excès.
Je souhaite à notre ville qu'elle
traverse sans trop de difficultés cette période de turbulence et que
dans les difficultés, les Villeneuvois restent eux-mêmes, c’est-à-dire
différents, solidaires et performants
Je nous souhaite, à TOUS et à tous les
niveaux de retrouver des «points de repère» et certaines valeurs.
Janvier
1993 devait acter l'ouverture des frontières dans la CEE. Pensez-vous
que ce retard soit justifié ?
Je n'ai jamais été obsédé par le
«mythe » du 1er janvier 1993. L'Europe se construit tous les
Jours, en ce moment plus que jamais... malgré de difficiles problèmes.
En 93, les frontières seront ouvertes et le grand marché prévu sera en
place. Le seul problème porte sur les contrôles aux frontières des
personnes.
Des modalités restent à fixer pour
assurer une parfaite sécurité, d'où des retards dans ce domaine. Mais,
pour moi, il n'y a rien de dramatique.
J'espère surtout que Maastricht sera
vite ratifié par la Grande-Bretagne et même par le Danemark afin qu'i
puisse être mis en oeuvre. C'est nécessaire pour construire une Europe
politique, condition de l'Europe sociale.
Cette
année 1993 s'annonce austère pour les finances de la Ville. Le mot
restriction budgétaire est de mise. Est-ce que cela va durer?
Je l’ai dit, la crise est partout. Il
faut s'y adapter.
Toutes les institutions et
collectivités y sont confrontées. Quand les dépenses augmentent
naturellement plus vite que les recettes, il faut réduire les dépenses,
il n'y a pas d'autres solutions. Il ne s’agit pas à proprement parler
de restrictions budgétaires, mais d'économies à réaliser pour éviter de
devoir un jour procéder à des restrictions budgétaires.
Il faut économiser sur le
fonctionnement. Ce n'est jamais facile, surtout dans une ville qui a
toujours lutté contre le gaspillage... mais il faut le faire.
J’espère que cela durera le moins de
temps possible… mais cela ne dépend pas de nous. La croissance
économique relancerait les recettes et diminuerait certaines dépenses.
Chacun sait que c'est d'abord un
problème mondial, voire européen... et donc, très peu de compétence
locales…
Quelles
mesures comptez-vous prendre pour cette nouvelle année?
Gérer au mieux le présent sans trop
hypothéquer l’avenir. Maintenir et adapter tous les mécanismes de
solidarité. Aider ceux qui ont besoin d'insertion et de réinsertion.
Mais aussi et toujours «coller» à la
réalité de la vie quotidienne et des problèmes quotidiens des
Villeneuvois, avec une priorité à la lutte contre la délinquance et le
sentiment d'insécurité. Bien sur dans ce domaine, nous sommes hors des
compétences d’une municipalité, même si toutes les municipalités de
toutes couleurs politiques sont en ce moment durement attaquées sur ce
point.
Mais une mairie ne peut rester INERTE.
Nous devons obtenir de nouveaux moyens
de l'Etat: et prendre des initiatives locales après les avoir discutées
avec TOUS.
C'est ce que je continuerai à faire. Il
faut enfin que notre ville reste attractive, verte, agréable, animée,
sportive et jeune. Cela doit nous conduire à être très prudents dans la
recherche d'économie en évitant celles qui pourraient se révéler
néfastes dans l'avenir.
Enfin,
quelles sont les bonnes résolutions que vous souhaitez prendre pour
l'avenir de Villeneuve d'Ascq ?
Je le répète : gérer au mieux le
présent sans sacrifier l'Avenir. Adapter nos projets et rêves pour tenir
compte, des réalités. Garder de grands projets, mais ne les réaliser que
pour autant que les problèmes quotidiens ne soient pas oubliés.
Etre prudents, mais pas TIMORES. Somme
toute, décliner plus que jamais la célèbre formule de Jean Jaurès :
«Le courage, c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel».
Enfin, pour moi, rester par tous les
moyens au contact de mes concitoyens.
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