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Paroles de Maire

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1996

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N° 111 - février 1996

 

Présent, solide et au service des autres !

 

La préfecture a officialisé le classement d'une partie de la zone du Héron en réserve naturelle volontaire. Pouvez-vous nous expliquer ce que cela apportera aux Villeneuvois ?

 

C'est une bonne nouvelle que nous attendions depuis longtemps. C'est une victoire pour les amoureux de la nature.

C'est une récompense pour Daniel Demouveaux, Gisèle Olleville et Béatrice Olla, qui y ont beaucoup travaillé.

C'est le résultat d'un très gros effort de conciliation que j’ai voulu entre tous les utilisateurs du site et pour lequel j’ai consacré beaucoup de temps et d'énergie.

Cela permettra de protéger l'Est de la zone de nature du Héron, de garantir sa qualité et son avenir, tout en permettant à chacun d'y «goûter» avec la modération qui lui sied.

C'est vraiment une bonne chose pour la faune et la flore de notre région.

A nous tous maintenant d'y travailler pour l'aménager gérer, dans l'esprit de sa conception et pour atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés collectivement.

Je compte pour cela sur de très nombreux Villeneuvois.

 

Le 14 janvier, lors de la cérémonie des voeux aux représentants des forces vives de la ville, vous avez évoqué vos vingt ans de travail municipal. Quel bilan en tirez-vous ?

 

En effet, le 22 février 1996, je fêterai mes 20 ans de mandat électif d'abord comme conseiller municipal, jusqu'à mars 1977 et depuis comme maire de Villeneuve d' Ascq.    

C'est une longue période, qui a occupé l'essentiel de ma vie active à ce jour.         

En conscience, j'ai le sentiment de ne pas avoir perdu mon temps et d'avoir bien travaillé au service de ma ville et de ses habitants, somme toute, d'avoir été UTILE aux autres… et c'est beaucoup pour moi quand je fais mon bilan personnel.

J'en tire l'envie profonde de continuer à le faire, avec la même passion, le même coeur et le même esprit, tant que j'en aurai le goût, la force et les moyens.          

Je le ferai en tant que maire, sûrement un certain nombre d'années encore, en tant que député européen peut-être aussi ou avec tout autre mandat si la vie, la situation du pays et le enjeux m'y amenaient...

Plus que jamais, au bout de vingt ans, je suis présent, solide, et au service des autres.

 

Le gouvernement, après avoir annoncé la suppression des Contrats emploi solidarité, est finalement revenu sur sa décision. Avez-vous encore Inquiétudes sur l'avenir des CES ?

 

Chacun se rappelle en effet la brutalité de la décision gouvernementale de supprimer les contrats CES et la vigueur de notre réaction!

C’est cette réaction et uniquement elle qui a fait céder le gouvernement en le faisant revenir sur sa décision pour l'année 95.

Aujourd'hui, en 96, si la situation semble théoriquement débloquée, l'inquiétude subsiste, les retards et incertitudes sont nombreux, les crédits budgétaires notoirement insuffisants et on peut se demander si une partie des postes annoncés pour les « banlieues difficiles » ne sera pas prélevée sur les contrats CES contrats consolidés.

En plus d'une méconnaissance des réalités quotidiennes par le gouvernement, le fond du problème est là : les priorités budgétaires de l'Etat ne concernent ni l'emploi, ni les jeunes, ni les plus démunis et derrière les discours présidentiels lénifiants, les crédits sont insuffisants.

Il faudra donc continuer à se battre en 1996 pour maintenir quantitativement le dispositif CES et aussi l'améliorer qualitativement.

 

Le plan Vigipirate a été allégé. Vous aviez annoncé lors de sa mise en place que certaines mesures pourraient être prolongées à Villeneuve. Lesquelles ?

 

En effet, en liaison avec les partenaires de l'école et les élus de chaque quartier, nous étudions ce qui peut être supprimé du plan Vigipirate et ce qui doit être maintenu pour assurer la sécurité des entrées et des sorties par une plus grande priorité du piéton enfant sur l'adulte automobiliste.

Des dispositifs définitifs seront ainsi décidés, école par école et nous prendrons le temps nécessaire pour cela, afin de faire un travail en profondeur et de qualité.

 

Vous aviez rencontré le président François Mitterrand à plusieurs reprises. Quelle image en

Garderez-vous ?

 

J'ai en effet souvent rencontré François Mitterrand avant et après 198l.

J'ai admiré l'homme et apprécié le Président.   

Ma dernière rencontre date du 10 novembre dernier où, malgré sa maladie, il m'était apparu toujours actif et passionné, curieux de tout, amoureux de la vie et des belles choses.

L'histoire avec un grand « H » fera son oeuvre de tri, de mesure et de classification pour ce qui concerne sa vie et ses actions politiques.

Je retiendrai surtout l'image d'un homme qui aimait, qui croquait et qui pétrissait la vie.

Je garderai aussi toujours en mémoire l'accueil fantastique du Parlement européen, il y a un an, lors de sa dernière venue à Strasbourg et qui avait rempli de fierté tous les Français.

 

 

Propos recueillis le 25 janvier 1996.