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Présent, solide et au service des autres !
La
préfecture a officialisé le classement d'une partie de la zone du Héron en
réserve naturelle volontaire. Pouvez-vous nous expliquer ce que cela apportera
aux Villeneuvois ?
C'est une bonne nouvelle que nous attendions
depuis longtemps. C'est une victoire pour les amoureux de la nature.
C'est une récompense pour Daniel Demouveaux,
Gisèle Olleville et Béatrice Olla, qui y ont beaucoup travaillé.
C'est le résultat d'un très gros effort de
conciliation que j’ai voulu entre tous les utilisateurs du site et pour lequel
j’ai consacré beaucoup de temps et d'énergie.
Cela permettra de protéger l'Est de la zone de
nature du Héron, de garantir sa qualité et son avenir, tout en permettant à
chacun d'y «goûter» avec la modération qui lui sied.
C'est vraiment une bonne chose pour la faune et la flore de notre région.
A nous tous maintenant d'y travailler pour
l'aménager gérer, dans l'esprit de sa conception et pour atteindre les objectifs
que nous nous sommes fixés collectivement.
Je compte pour cela sur de très nombreux Villeneuvois.
Le
14 janvier, lors de la cérémonie des voeux aux représentants des forces vives de
la ville, vous avez évoqué vos vingt ans de travail municipal. Quel bilan en
tirez-vous ?
En effet, le 22 février 1996, je fêterai mes 20 ans de mandat électif
d'abord comme conseiller municipal, jusqu'à mars 1977 et depuis comme maire de
Villeneuve d' Ascq.
C'est une longue période, qui a occupé l'essentiel de ma vie active à ce
jour.
En conscience, j'ai le sentiment de ne pas avoir
perdu mon temps et d'avoir bien travaillé au service de ma ville et de ses
habitants, somme toute, d'avoir été UTILE aux autres… et c'est beaucoup pour moi
quand je fais mon bilan personnel.
J'en tire l'envie profonde de continuer à le
faire, avec la même passion, le même coeur et le même esprit, tant que j'en
aurai le goût, la force et les moyens.
Je le ferai en tant que maire, sûrement un
certain nombre d'années encore, en tant que député européen peut-être aussi ou
avec tout autre mandat si la vie, la situation du pays et le enjeux m'y
amenaient...
Plus que jamais, au bout de vingt ans, je suis
présent, solide, et au service des autres.
Le gouvernement, après
avoir annoncé la suppression des Contrats emploi solidarité, est finalement
revenu sur sa décision. Avez-vous encore Inquiétudes sur l'avenir des CES ?
Chacun se rappelle en effet la brutalité de la
décision gouvernementale de supprimer les contrats CES et la vigueur de notre
réaction!
C’est cette réaction et uniquement elle qui a
fait céder le gouvernement en le faisant revenir sur sa décision pour l'année
95.
Aujourd'hui, en 96, si la situation semble
théoriquement débloquée, l'inquiétude subsiste, les retards et incertitudes sont
nombreux, les crédits budgétaires notoirement insuffisants et on peut se
demander si une partie des postes annoncés pour les « banlieues difficiles » ne
sera pas prélevée sur les contrats CES contrats consolidés.
En plus d'une méconnaissance des réalités
quotidiennes par le gouvernement, le fond du problème est là : les priorités
budgétaires de l'Etat ne concernent ni l'emploi, ni les jeunes, ni les plus
démunis et derrière les discours présidentiels lénifiants, les crédits sont
insuffisants.
Il faudra donc continuer à se battre en 1996
pour maintenir quantitativement le dispositif CES et aussi l'améliorer
qualitativement.
Le
plan Vigipirate a été allégé. Vous aviez annoncé lors de sa mise en place que
certaines mesures pourraient être prolongées à Villeneuve. Lesquelles ?
En effet, en liaison avec les partenaires de l'école et les élus de
chaque quartier, nous étudions ce qui peut être supprimé du plan Vigipirate et
ce qui doit être maintenu pour assurer la sécurité des entrées et des sorties
par une plus grande priorité du piéton enfant sur l'adulte automobiliste.
Des dispositifs définitifs seront ainsi décidés,
école par école et nous prendrons le temps nécessaire pour cela, afin de faire
un travail en profondeur et de qualité.
Vous
aviez rencontré le président François Mitterrand à plusieurs reprises. Quelle
image en
Garderez-vous ?
J'ai en effet souvent rencontré François
Mitterrand avant et après 198l.
J'ai admiré l'homme et apprécié le Président.
Ma dernière rencontre date du 10 novembre
dernier où, malgré sa maladie, il m'était apparu toujours actif et passionné,
curieux de tout, amoureux de la vie et des belles choses.
L'histoire avec un grand « H » fera son oeuvre
de tri, de mesure et de classification pour ce qui concerne sa vie et ses
actions politiques.
Je retiendrai surtout l'image d'un homme qui
aimait, qui croquait et qui pétrissait la vie.
Je garderai aussi toujours en mémoire l'accueil
fantastique du Parlement européen, il y a un an, lors de sa dernière venue à
Strasbourg et qui avait rempli de fierté tous les Français.
Propos recueillis le
25 janvier 1996.
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