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N° 125 - juin 1997

 

Il se passe toujours quelque chose...

 

Le club de football Excelsior de Mouscron a souhaité que ses matches de coupe d'Europe se disputent au Stadium. D'autres clubs de la métropole ont des vues sur l'équipement... Que pensez-vous du subit engouement pour cet équipement si mal aimé il n'y a pas si longtemps ?

 

Ces demandes, bien entendu, me font très plaisir mais ne m'étonnent pas: d'une part, depuis plusieurs années déjà, avec notre grand meeting d'athlétisme et les matches internationaux de rugby, le Stadium a acquis une réelle notoriété. D'autre part, bien sûr, «l'aventure» olympique qui devait en faire le stade olympique en 2004 a provoqué son «appropriation collective» par notre métropole et toutes ses forces vives.

Le Stadium sera donc, et c'est bien, davantage utilisé pour des manifestations sportives qui attirent du public. On a parlé de Mouscron, on parle de Wasquehal, Lille est toujours sur les rangs...

Et surtout, je n'ai pas abandonné mon idée d'un grand club omnisport métropolitain...

 

La Sem (société d'économie mixte) de la Haute Borne est enfin créée. Vous avez, dès le départ, insisté pour qu'entreprises, habitat et recherche soient étroitement imbriqués sur le site. Quelles vont être les premières actions de cette Sem ?

 

Il était temps! Le parc scientifique européen de la Haute ­Borne est maintenant «sur les rails»... j'en suis heureux.

La Sem a un an pour étudier la faisabilité précise et définir les grandes lignes de ce parc scientifique. Elle associera pour cela toutes les collectivités et structures concernées, publiques et privées.

Ce parc est «le» grand projet dont la métropole lilloise et la région Nord ont besoin pour accroître leur dimension et leur image européennes.

Il comprendra, bien sûr, dans un environnement vert et aéré, des entreprises de pointe, des activités performantes, des structures de transfert technologique de recherche et de développement, mais aussi des unités universitaires et de recherche nouvelles, ainsi que, je l'espère, des sièges de grandes entreprises.

L'ensemble sera doté de «lieux de vie» sportifs, commerciaux et de loisirs. Il sera complété de logements

La communication sous toutes ses formes sera l'élément structurant de l'ensemble. On en parlera régulièrement La Tribune.

 

Le 25 juin, un conseil municipal sera consacré au commerce et à l'artisanat. Qu'attendez-vous de ce genre de débat ?

 

Je veux d'abord rappeler que pour accroître l'intérêt pour le public de nos conseils municipaux, pour développer le débat dans la ville, et améliorer encore l'information de TOUS, j'organise depuis les dernières municipales, à l'occasion de la plupart de nos conseils municipaux, de grands débats thématiques.

Le 25, nous discuterons en effet du commerce de l'artisanat. Le postulat de départ est clair: une ville a besoin de commerces de proximité et d'artisanat.

Mon premier constat l'est tout autant: dans un monde en mutation rapide, leur survie, voire leur développement, n’est pas aisé...

Un rappel doit être fait: il s'agit d'activités privées pour lesquelles l'action municipale ne peut être que marginale… et pourtant... il nous faut agir... ensemble... et chacun dans le cadre de ses compétences et responsabilités. J’attends donc de ce conseil du 25 juin quelques idées concrètes et des pistes d'actions opérationnelles à mettre rapidement en oeuvre.

 

Le rectorat a souhaité réunir les deux écoles Corneille et Saint-Exupéry en une seule. Quelle est votre position par rapport aux fermetures de classes pour cause de baisse du nombre d'élèves ?

 

Ce sont deux problèmes différents, même s'ils ont des points communs et même des causes communes.

L’inspection académique m'a en effet demandé de fermer une école : j'ai refusé!

Pour moi, dans un quartier comme celui de La Poste, il faut sans doute mieux coordonner les structures scolaires existantes en associant parents et enseignants, pour définir ensemble leur  évolution.

La fermeture d'une école aurait provoqué un nouveau traumatisme grave dans ce quartier. Je ne pouvais l'accepter.

Quant aux fermetures de classe, je suis en principe CONTRE. Sauf rares exceptions, quand il y a baisse d’effectifs, il faut en profiter pour améliorer les conditions et la qualité de l'enseignement dès le plus jeune âge... Fermer des classes, c'est faire de fausses économies que l'on paiera très cher plus tard. Je le dis à l'intention du gouvernement d’aujourd'hui et de celui de demain... quel qu'il soit.

 

Cet été, Villeneuve accueille pour la 1ère fois « les étés du Stadium», organisés par la CUDL  en collaboration avec l'opération «Nos quartiers d’été ». En quoi des événements d'une telle importance peuvent-ils être profitables à la Ville et Jeunesse?

 

La réponse va de soi. Il faut créer des loisirs de proximité en particulier l'été, pour tous les âges et donc aussi pour la jeunesse: fêtes populaires, événements culturels, spectacles, festivals…

Dans le Nord aussi, les habitants les méritent et les attendent ! Villeneuve d'Ascq, avec le Stadium et son parc Urbain, va y contribuer encore plus. Cela devrait d'ailleurs aussi renforcer notre dimension touristique et ainsi, créer des emplois de tous niveaux. N'oublions pas enfin les festivités traditionnelles du 14 juillet et, toujours, toutes les activités pour les enfants et pour les jeunes, que la Ville organise chaque année. A travers les quelques exemples pris parmi bien d'autres à l'occasion des questions que me pose La Tribune, on a la preuve qu'un célèbre slogan s'applique particulièrement bien à notre ville: «Il se passe toujours quelque chose... à Villeneuve d'Ascq».

 

Propos recueillis le 26 mai 1997.