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Paroles de Maire

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N° 144 - mai 1999

 

 

Clair… simple… et net !

 

1) Des associations villeneuvoises et vous-même avez lancé un appel en faveur de la solidarité au Kosovo. Jusqu'où la Ville est-elle prête à aller pour venir en aide aux populations déplacées ?

 

Je veux d'abord rappeler 'que, depuis le début, je soutiens la fermeté des états occidentaux et de l'Europe dans leurs actions pour ENFIN faire cesser près de dix années de dictature en Serbie et de crimes horribles perpétrés par Milosevic contre les Croates, les Bosniaques, les Serbes eux-mêmes et aujourd'hui les Kosovars. Même si ce n'est jamais facile, même si c'est souvent douloureux et même si c'est toujours risqué, il était plus que temps de le faire... pour qu'un jour, nos enfants ne nous reprochent pas notre coupable cécité, comme ma génération a pu le faire vis-à-vis de nos pères, en parlant de la non-intervention en Espagne ou des accords de Munich.

J'espère que l'Union européenne se dotera demain très vite des attributs d'une Europe politique, avec une diplomatie et une défense communes, pour éviter que de tels drames ne se reproduise et ne conduisent un jour à une catastrophe mondiale.

Je souhaite enfin que l'ONU prenne toute sa place dans la sortie de la crise actuelle pour permettre aux Kosovars de rentrer chez eux en toute sécurité.

En attendant, l’association « Pour Sarajevo» que je presidais il y a cinq ans, a, en urgence aidé des associations villeneuvoise qui agissent sur place et au plus près des victimes.

La Ville a voté une subvention à la Croix-Rouge et à la Maison des Droits de l'Homme pour aider d'autres associations villeneuvoise.

Enfin, j'ai dit que nous aiderions toutes associations ou structures qui accueilleraient des réfugiés déportés avant qu'ils ne puissent regagner leur pays.

 

2) Le 21 avril, Villeneuve d’Ascq accueillait des représentants du col1ectif « Stop la violence » au Cadco de la cousinerie. Quel regard portez-vous sur ce type d’initiatives ?

 

Sur un autre plan, sans doute, mais qui a en commun avec le pcemier, le drame de la violence et son refus nécessaire,  j'apporte mon complet soutien à ceux qui luttent contre toutes les formes de violence urbaine et je salue ce collectif «Stop à.Ja violence», qui veux démontrer que la jeunesse n'est pas ce qu’en disent de trop nombreux adultes !

La jeunesse, dans son immense majorité, veut tout simplement. Vivre travailler, bâtir, agir... être heureux !

Elle a besoin pour cela de repères, d'interdits et aussi d'adultes qui ne soient ni laxistes, ni complaisants...

Mais elle a besoin surtout qu'on lui fasse confiance et qu'on la respecte! Je serai donc toujours aux côtés des jeunes qui refusent la violence et la délinquance, mais qui exigent qu'on leur donne toute leur place dans la société et qu'on respecte leurs goûts différents des nôtres.

Quelle que soit l'époque, les relations entre générations n'ont jamais été simples. Et pourtant,1a jeunesse est et a toujours été synonyme d'AVENIR!

 

3) Le dossier de la Tribune de mai passe notamment en revue les publications associatives et de quartier de la Ville.

Quelle importance ce type de communication revêt-elle à vos yeux ?

 

 

A côté de la presse locale et de la Tribune de Villeneuve d'Ascq, ces publications concourent à la Démocratie, quand elles n'en sont pas l'un des fondements essentiels.

Je les lis toujours avec beaucoup d'intérêt. J'apprécie leur diversité, l'imagination qui inspire certaines d'entre elles, la qualité de leurs rédacteurs.

Cela fait aussi partie de l'image de Villeneuve d'Ascq, «une ville différente».

 

4) Un trophée de plus pour Villeneuve d'Ascq : celui de la ville la plus «handisportive».

Quelle est la part de responsabilité de la ville dans cette qualification?

 

C'est une preuve de plus de l'esprit d'ouverture de notre ville et de sa «différence»... dans ce domaine aussi.

L'intégration dans la ville des personnes handicapées et de leurs établissements d'accueil a toujours été pour nous quelque chose de naturel et d'important à la fois.

Il était donc naturel et important que cela se retrouve aussi dans le sport. J'ajoute que pour moi, le «handisport» n'est pas un «dérivé dévalorisé» du sport, mais un sport à part entière... avec des disciplines passionnantes!

Au nom des Villeneuvois, j'accueille donc cette distinction avec fierté et j'en profite pour conseiller à tous les citoyens d'assister à ces compétitions d'handisport. Ils en sortiront toujours «regonflés»... et heureux.

 

5) On reparle beaucoup en ce moment de «grand Lille» et de référendum.

Allez-vous, vous aussi, organiser un référendum le 13 juin ?

 

D'abord, le 13 juin 1999 auront lieu les élections européennes et je trouve qu'il est anormal de «polluer» ici ou là ce scrutin particulièrement important par des opérations politiciennes.

Pour moi d'ailleurs, ceux qui organiseraient ce type de manifestation dans les bureaux de vote seraient en parfaite illégalité... et je l'ai écrit au Préfet.

Pour le reste, je me suis, en janvier, exprimé sur cette question.

Je suis pour une grande métropole lilloise.

Je suis pour la transformation de la CUDL par élection de son conseil au suffrage universel.

Je suis pour une nouvelle répartition des compétences entre la «super commune» que serait Lille Métropole et les communes qui continueraient d'exister en son sem.

Je ne vois par ailleurs aucun inconvénient à ce que certaines d'entre elles décident de fusionner.

La question d'une fusion avec qui que ce soit ne se posant par pour Villeneuve d'Ascq, je ne vois pas pourquoi je consulterais les Villeneuvois.

C'est clair... simple... et net!

 

Propos recueillis le 26 avril 1999