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Clair…
simple… et net !
1) Des associations
villeneuvoises et vous-même avez lancé un appel en faveur de la solidarité au
Kosovo. Jusqu'où la Ville est-elle prête à aller pour venir en aide aux
populations déplacées ?
Je veux d'abord rappeler 'que, depuis le début, je soutiens
la fermeté des états occidentaux et de l'Europe dans leurs actions pour ENFIN
faire cesser près de dix années de dictature en Serbie et de crimes horribles
perpétrés par Milosevic contre les Croates, les Bosniaques, les Serbes eux-mêmes
et aujourd'hui les Kosovars. Même si ce n'est jamais facile, même si c'est
souvent douloureux et même si c'est toujours risqué, il était plus que temps de
le faire... pour qu'un jour, nos enfants ne nous reprochent pas notre coupable
cécité, comme ma génération a pu le faire vis-à-vis de nos pères, en parlant de
la non-intervention en Espagne ou des accords de Munich.
J'espère que l'Union européenne se dotera demain très vite
des attributs d'une Europe politique, avec une diplomatie et une défense
communes, pour éviter que de tels drames ne se reproduise et ne conduisent un
jour à une catastrophe mondiale.
Je souhaite enfin que l'ONU prenne toute sa place dans la
sortie de la crise actuelle pour permettre aux Kosovars de rentrer chez eux en
toute sécurité.
En attendant, l’association « Pour Sarajevo» que je
presidais il y a cinq ans, a, en urgence aidé des associations villeneuvoise qui
agissent sur place et au plus près des victimes.
La Ville a voté une subvention à la Croix-Rouge et à la
Maison des Droits de l'Homme pour aider d'autres associations villeneuvoise.
Enfin, j'ai dit que nous aiderions toutes associations ou
structures qui accueilleraient des réfugiés déportés avant qu'ils ne puissent
regagner leur pays.
2) Le 21 avril,
Villeneuve d’Ascq accueillait des représentants du col1ectif « Stop la
violence » au Cadco de la cousinerie. Quel regard portez-vous sur ce type
d’initiatives ?
Sur un autre plan, sans doute, mais qui a en commun avec le
pcemier, le drame de la violence et son refus nécessaire, j'apporte mon complet
soutien à ceux qui luttent contre toutes les formes de violence urbaine et je
salue ce collectif «Stop à.Ja violence», qui veux démontrer que la jeunesse
n'est pas ce qu’en disent de trop nombreux adultes !
La jeunesse, dans son immense majorité, veut tout
simplement. Vivre travailler, bâtir, agir... être heureux !
Elle a besoin pour cela de repères, d'interdits et aussi
d'adultes qui ne soient ni laxistes, ni complaisants...
Mais elle a besoin surtout qu'on lui fasse confiance et
qu'on la respecte! Je serai donc toujours aux côtés des jeunes qui refusent la
violence et la délinquance, mais qui exigent qu'on leur donne toute leur place
dans la société et qu'on respecte leurs goûts différents des nôtres.
Quelle que soit l'époque, les relations entre générations
n'ont jamais été simples. Et pourtant,1a jeunesse est et a toujours été synonyme
d'AVENIR!
3) Le dossier de la
Tribune de mai passe notamment en revue les publications associatives et de
quartier de la Ville.
Quelle importance ce type
de communication revêt-elle à vos yeux ?
A côté de la presse locale et de la Tribune de Villeneuve
d'Ascq, ces publications concourent à la Démocratie, quand elles n'en sont pas
l'un des fondements essentiels.
Je les lis toujours avec beaucoup d'intérêt. J'apprécie
leur diversité, l'imagination qui inspire certaines d'entre elles, la qualité de
leurs rédacteurs.
Cela fait aussi partie de l'image de Villeneuve d'Ascq,
«une ville différente».
4) Un trophée de plus
pour Villeneuve d'Ascq : celui de la ville la plus «handisportive».
Quelle est la part de
responsabilité de la ville dans cette qualification?
C'est une preuve de plus de l'esprit d'ouverture de notre
ville et de sa «différence»... dans ce domaine aussi.
L'intégration dans la ville des personnes handicapées et de
leurs établissements d'accueil a toujours été pour nous quelque chose de naturel
et d'important à la fois.
Il était donc naturel et important que cela se retrouve
aussi dans le sport. J'ajoute que pour moi, le «handisport» n'est pas un «dérivé
dévalorisé» du sport, mais un sport à part entière... avec des disciplines
passionnantes!
Au nom des Villeneuvois, j'accueille donc cette distinction
avec fierté et j'en profite pour conseiller à tous les citoyens d'assister à ces
compétitions d'handisport. Ils en sortiront toujours «regonflés»... et heureux.
5) On reparle beaucoup en
ce moment de «grand Lille» et de référendum.
Allez-vous, vous aussi,
organiser un référendum le 13 juin ?
D'abord, le 13 juin 1999 auront lieu les élections
européennes et je trouve qu'il est anormal de «polluer» ici ou là ce scrutin
particulièrement important par des opérations politiciennes.
Pour moi d'ailleurs, ceux qui organiseraient ce type de
manifestation dans les bureaux de vote seraient en parfaite illégalité... et je
l'ai écrit au Préfet.
Pour le reste, je me suis, en janvier, exprimé sur cette
question.
Je suis pour une grande métropole lilloise.
Je suis pour la transformation de la CUDL par élection de
son conseil au suffrage universel.
Je suis pour une nouvelle répartition des compétences entre
la «super commune» que serait Lille Métropole et les communes qui continueraient
d'exister en son sem.
Je ne vois par ailleurs aucun inconvénient à ce que
certaines d'entre elles décident de fusionner.
La question d'une fusion avec qui que ce soit ne se posant
par pour Villeneuve d'Ascq, je ne vois pas pourquoi je consulterais les
Villeneuvois.
C'est clair... simple... et net!
Propos recueillis le 26 avril 1999
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