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L’important, c’est de rajouter des années à la vie
Lors du dernier conseil
municipal a été voté le budget supplémentaire 1999.
Comment se portent, en
cette fin d'année, les finances de la ville? .
Chacun, le 21 octobre, a noté le faible volume du budget
supplémentaire 99.
C’est déjà en soi la preuve d'une bonne gestion communale,
car c'est le résultat d'un budget primitif voté en mars avec une juste
évaluation des recettes et des dépenses et d'une bonne exécution ensuite de ce
budget par des élus et l'administration qui ont su éviter toute dérive.
Au demeurant, et au-delà de ce vote, je confirme la bonne
santé financière et économique de notre ville, C est d'ailleurs ce qui m'a
permis d'annoncer qu'il n'y aurait pas d'augmentation d'impôts en l'an 2000,
même si chacun sait que cela ne sera pas plus facile que d' habitude.
Une nouvelle fois, il nous faudra conjuguer avec sérieux le
respect de nos engagements et notre rigueur budgétaire.
Au cours du même conseil
municipal, l'avenir des emplois jeunes a été abordé. La Ville va-t-elle
pérenniser les quelque 150 emplois créés ?
Il faut rappeler que le premier objectif des «emplois
jeunes», créés par le gouvernement de Lionel Jospin, est de donner une première
chance à des jeunes sans emploi, de leur offrir une ou des expériences et de
leur permettre ainsi une entrée dans la vie active. C'est la première raison de
notre engagement.
Le deuxième objectif est de rendre de nouveaux services et
de faire naître de nouveaux métiers.
Au bout de cinq ans, nous ferons des bilans et j'espère
qu'un grand nombre de ces «métiers» pourra être pérennisé.
Certains seront sans doute exercés parles jeunes en place.
Mais beaucoup de ces jeunes, je l'espère, auront trouvé d'ici là du travail
ailleurs et ce sont surtout d'autres citoyens qui seront alors recrutés, selon
les procédures légales du moment.
On a parlé récemment dans
la presse des «retraités et des personnes âgées à Villeneuve d'Ascq». On a pu
lire qu'il y avait des insuffisances en terme de services qui leur sont rendus.
Quelle est votre réaction?
J'avoue que j'en ai été surpris et même un peu blessé.
En effet, depuis 1977, j'ai toujours poursuivi en ce
domaine un double objectif :
1) faire en sorte que tous les Villeneuvois soient des
«citoyens à part entière», qu'ils soient jeunes, moins jeunes, âgés ou très
âgés. C'est pour moi une question de dignité!
2) rendre aux retraités et aux personnes âgées les
meilleurs services possibles aux meilleurs conditions possibles.
Et objectivement, je pense que les résultats obtenus sont
conformes aux objectifs.
Bien sur, tout évolue et il faut s'adapter à ces
évolutions, ne serait-ce qu'en raison de l'allongement de la vie et de
l'allongement de la vie «active» et autonome, deux évolutions éminemment
positives.
Bien sur, aussi, à l'heure du grand âge, des services
médicaux «1ourds» sont nécessaires, qui supposent un effort de l'Etat plus
grand.
C'est certainement sur ce dernier point que nous avons, à
Villeneuve d'Ascq, encore des «insuffisances», malgré la médicalisation d'un de
nos deux foyers logements et celle, programmée, du deuxième.
Pour l'Avenir, je continuerai donc à me battre pour qu'à
chaque stade de la vie, tout soit fait pour que ce soit une «Vraie Vie».
Car pour moi aussi, s'il faut «rajouter des années à la
vie», le plus important, «c'est de rajouter de la vie aux années !»
La Journée du refus de la
Misère s'est concrétisée à Villeneuve d'Ascq les 15, 16 et 17 octobre, par une
mobilisation sans précédent des diverses associations caritatives de la ville.
Quelles perspectives cela ouvre-t-il pour vous?
Si j'avais un rêve à exprimer à l'aube d'un nouveau
millénaire, ce serait qu'il n'y ait plus de «Journée contre la misère», parce
qu'il n'y aurait plus de misère !
Malheureusement, quand je vois l'évolution du monde, la
montée de toutes les formes de misère, un peu partout, l'accroissement des
inégalités, je me dis que malheureusement, ces journées d'octobre 1999 ne seront
pas les dernières.. .
Il faut donc agir à tous les niveaux.
- Au niveau mondial, dans les négociations commerciales,
pour introduire des clauses sociales.
- Au niveau européen, avec un vrai modèle social européen.
- Au niveau français, avec une politique de justice sociale
et une lutte acharnée contre le chômage.
- Et à tous les niveaux, il faut associer tous les citoyens
et en particulier les citoyens touchés par la misère.
Car si la vraie misère est d'abord une affaire d'argent et
de moyens de vivre, c'est aussi une affaire morale, une question de dignité, une
question d'humanité.
D'olt l'importance de la mobilisation constatée des
diverses associations caritatives villeneuvoises.
Le 31 décembre 1999,
Villeneuve d'Ascq propose à ses habitants de fêter le passage à l'an 2000
ensemble, au cours d'une fête organisée à l'espace Concorde.
Dans quel esprit
voyez-vous ce rassemblement ?
Dans un esprit de fête, de convivialité et de gaieté.
Nous voulons une fête familiale, avec des citoyens de tous
âges et de tous milieux.
La tarification et l'organisation essayeront de répondre au
mieux à ces objectifs.
Nous ne voulons pas faire de concurrence aux restaurants et
aux professionnels.
Nous voulons une fête différente, qui soit complémentaire
de tout ce qui se fera ailleurs, une fête OUVERTE au plus grand nombre possible
de citoyens. J'y serai moi-même en famille, avec mon épouse et sans doute avec
nos deux filles.
Propos recueillis le 27 octobre.
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