1977-2001

Paroles de Maire

1977  1978  1979  1980  1981  1982  1983  1984  1985  1986  1987  1988

1989  1990  1991  1992  1993  1994  1995  1996  1997  1998  1999  2000

2008  2009  2010  2011  2012  2013  2014  2015  2016  2017  2018  2019


1999

Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Septembre

Octobre
Novembre
Décembre

 






 

 

 

N° 148 - novembre 1999

 

 

 

L’important, c’est de rajouter des années à la vie

 

Lors du dernier conseil municipal a été voté le budget supplémentaire 1999.

Comment se portent, en cette fin d'année, les finances de la ville? .

 

Chacun, le 21 octobre, a noté le faible volume du budget supplémentaire 99.

C’est déjà en soi la preuve d'une bonne gestion communale, car c'est le résultat d'un budget primitif voté en mars avec une juste évaluation des recettes et des dépenses et d'une bonne exécution ensuite de ce budget par des élus et l'administration qui ont su éviter toute dérive.

Au demeurant, et au-delà de ce vote, je confirme la bonne santé financière et économique de notre ville, C est d'ailleurs ce qui m'a permis d'annoncer qu'il n'y aurait pas d'augmentation d'impôts en l'an 2000, même si chacun sait que cela ne sera pas plus facile que d' habitude.

Une nouvelle fois, il nous faudra conjuguer avec sérieux le respect de nos engagements et notre rigueur budgétaire.

 

Au cours du même conseil municipal, l'avenir des emplois jeunes a été abordé. La Ville va-t-elle pérenniser les quelque 150 emplois créés ?

 

Il faut rappeler que le premier objectif des «emplois jeunes», créés par le gouvernement de Lionel Jospin, est de donner une première chance à des jeunes sans emploi, de leur offrir une ou des expériences et de leur permettre ainsi une entrée dans la vie active. C'est la première raison de notre engagement.

Le deuxième objectif est de rendre de nouveaux services et de faire naître de nouveaux métiers.

Au bout de cinq ans, nous ferons des bilans et j'espère qu'un grand nombre de ces «métiers» pourra être pérennisé.

Certains seront sans doute exercés parles jeunes en place. Mais beaucoup de ces jeunes, je l'espère, auront trouvé d'ici là du travail ailleurs et ce sont surtout d'autres citoyens qui seront alors recrutés, selon les procédures légales du moment.

 

On a parlé récemment dans la presse des «retraités et des personnes âgées à Villeneuve d'Ascq». On a pu lire qu'il y avait des insuffisances en terme de services qui leur sont rendus. Quelle est votre réaction?

 

J'avoue que j'en ai été surpris et même un peu blessé.

En effet, depuis 1977, j'ai toujours poursuivi en ce domaine un double objectif :

1) faire en sorte que tous les Villeneuvois soient des «citoyens à part entière», qu'ils soient jeunes, moins jeunes, âgés ou très âgés. C'est pour moi une question de dignité!

2) rendre aux retraités et aux personnes âgées les meilleurs services possibles aux meilleurs conditions possibles.

Et objectivement, je pense que les résultats obtenus sont conformes aux objectifs.

Bien sur, tout évolue et il faut s'adapter à ces évolutions, ne serait-ce qu'en raison de l'allongement de la vie et de l'allongement de la vie «active» et autonome, deux évolutions éminemment positives.

Bien sur, aussi, à l'heure du grand âge, des services médicaux «1ourds» sont nécessaires, qui supposent un effort de l'Etat plus grand.

C'est certainement sur ce dernier point que nous avons, à Villeneuve d'Ascq, encore des «insuffisances», malgré la médicalisation d'un de nos deux foyers logements et celle, programmée, du deuxième.

Pour l'Avenir, je continuerai donc à me battre pour qu'à chaque stade de la vie, tout soit fait pour que ce soit une «Vraie Vie».

Car pour moi aussi, s'il faut «rajouter des années à la vie», le plus important, «c'est de rajouter de la vie aux années !»

 

La Journée du refus de la Misère s'est concrétisée à Villeneuve d'Ascq les 15, 16 et 17 octobre, par une mobilisation sans précédent des diverses associations caritatives de la ville. Quelles perspectives cela ouvre-t-il pour vous?

 

Si j'avais un rêve à exprimer à l'aube d'un nouveau millénaire, ce serait qu'il n'y ait plus de «Journée contre la misère», parce qu'il n'y aurait plus de misère !

Malheureusement, quand je vois l'évolution du monde, la montée de toutes les formes de misère, un peu partout, l'accroissement des inégalités, je me dis que malheureusement, ces journées d'octobre 1999 ne seront pas les dernières.. .

Il faut donc agir à tous les niveaux.

- Au niveau mondial, dans les négociations commerciales, pour introduire des clauses sociales.

- Au niveau européen, avec un vrai modèle social européen.

- Au niveau français, avec une politique de justice sociale et une lutte acharnée contre le chômage.

- Et à tous les niveaux, il faut associer tous les citoyens et en particulier les citoyens touchés par la misère.

Car si la vraie misère est d'abord une affaire d'argent et de moyens de vivre, c'est aussi une affaire morale, une question de dignité, une question d'humanité.

D'olt l'importance de la mobilisation constatée des diverses associations caritatives villeneuvoises.

 

Le 31 décembre 1999, Villeneuve d'Ascq propose à ses habitants de fêter le passage à l'an 2000 ensemble, au cours d'une fête organisée à l'espace Concorde.

Dans quel esprit voyez-vous ce rassemblement ?

 

Dans un esprit de fête, de convivialité et de gaieté.

Nous voulons une fête familiale, avec des citoyens de tous âges et de tous milieux.

La tarification et l'organisation essayeront de répondre au mieux à ces objectifs.

Nous ne voulons pas faire de concurrence aux restaurants et aux professionnels.

Nous voulons une fête différente, qui soit complémentaire de tout ce qui se fera ailleurs, une fête OUVERTE au plus grand nombre possible de citoyens. J'y serai moi-même en famille, avec mon épouse et sans doute avec nos deux filles.

 

Propos recueillis le 27 octobre.