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Dès que le printemps revient
En mai, vous inviterez tous les jeunes villeneuvois qui fêteront
leurs 18 ans cette année à une rencontre pour évoquer, entre autre,
leurs nouveaux droits, en particulier celui de vote. Un «livret du
citoyen» leur sera remis à cette occasion. Y voyez vous une première
étape vers la mise en place des «Conseils de la jeunesse» que vous aviez
inscrit à votre programme ?
C'est d'abord un acte républicain majeur que de rappeler à cette
occasion l'importance du droit de vote dans une démocratie. C'est aussi
le moment de dire qu'on peut être fier d'appartenir à une nation ce qui
n'empêche pas de se sentir pleinement européen (c'est d'ailleurs pour
cela que cette manifestation s'inscrira dans la semaine de l'Europe).
C'est enfin, en quelque sorte, une étape nouvelle de la vie où on
acquière une citoyenneté pleine et entière en atteignant l'âge de 18
ans. Le conseil de la jeunesse, sur lequel nous avons commencé à
travailler, c'est autre chose puisqu'il sera destiné à permettre
l'expression des moins de 18 ans qui n'ont pas encore le droit de vote
prévu par la loi. Ce Conseil sera aussi, bien sûr, « une école
d'apprentissage » à la citoyenneté puisqu'on n'y parlera pas que des
problèmes et des questions qui concernent les jeunes mais aussi de ce
qui concerne la vie de la ville et de ses habitants. Reste la difficulté
de définir sa composition vu la grande diversité de ce que l'on appelle
« la jeunesse » en termes d'âge et d'activités scolaires voire
professionnelles. J'espère qu'on pourra y arriver d'ici la fin de
l'année 2009...
Ce week-end, la ville commémore le 65ème anniversaire du Massacre
d’Ascq. Pensez-vous que les jeunes générations soient encore sensibles à
ce devoir de mémoire, à ce «moment d’histoire» ?
C’est justement pour cela que nous organisons chaque année cette
commémoration avec une ampleur plus importante tous les 5 ans. C’est un
devoir de mémoire vis-à-vis des victimes de ce massacre et de leurs
familles. C’est aussi un devoir de témoignage pour les jeunes
générations à qui il faut expliquer comment et pourquoi se sont déroulés
de tels drames et ce, afin qu’ils ne se reproduisent jamais. C’est enfin
une réplique cinglante aux révisionnistes de tous poils, politiques ou
comiques, voire les deux, mais toujours parfaitement méprisables... (et
je pèse mes mots). Ascq est au coeur du nom même de notre ville qui
fêtera ses 40 ans en 2010. Nous avons donc un devoir de mémoire, un
devoir de témoignage et les 4 et 5 avril un devoir de recueillement. On
en reparlera !
Les surfaces commerciales du Heron Parc commencent à s’ouvrir. Elles
viennent s’ajouter à toutes celles qui existent déjà à proximité. Ne
pensez-vous pas qu’à terme cette partie de la ville ne soit plus qu’un
«temple de consommation» ?
Ce n’est heureusement pas le cas et ce sera même tout le contraire car
s’il y a en effet des surfaces commerciales, certaines sont le simple
résultat de relocalisations à l’intérieur même du périmètre de notre
Centre Ville et toutes les autres sont et seront directement liées à
la culture, aux fêtes et aux loisirs. Si on ajoute à cela une
quinzaine de restaurants et un complexe cinématographique de 12 salles,
on comprendra que j’ai pu déclarer au moment de l’inauguration que
«c’est le début d’une nouvelle étape qui doit doter, avec l’aide de LMCU,
Villeneuve d’Ascq d’un grand pôle culturel, festif et convivial». Ce
sera un endroit où tous les villeneuvois et tous les habitants de la
métropole auront envie de se re-trouver. En venant, en effet du nord du
quartier avec son bowling, le Forum des Sciences, la Rose des Vents, son
forum vert et en passant par l’Hôtel-de-Ville et V2, on pourra flâner,
découvrir et vivre un vrai Centre Ville pour Villeneuve d’Ascq (et au
delà) à la taille et à l’image d’un Centre Ville du 21ème
siècle.
Les inscriptions des enfants et des jeunes pour les séjours d’été ont
débuté. Ces séjours ont, certes, évolué au fil des années mais
correspondent-ils encore vraiment aux besoins et aux moyens des familles
?
Il est sûr que les besoins ont évolué. Nous nous y adaptons ! Il est
tout aussi sûr que les moyens des familles et des villes au regard des
coûts croissants ne sont pas sans poser de réels problèmes. Nous
essayons d’y faire face ! Il n’en reste pas moins vrai que sans ces
centres de vacances organisés par notre ville un peu partout en France
et bien entendu sans ceux organisés à l’intérieur même de notre
Ville, ce sont près d’un millier, d’un côté, et plusieurs milliers, de
l’autre, d’enfants et de jeunes qui ne connaîtraient pas de vraies
vacances. Alors oui, pour nous, cela reste une de nos premières
priorités quelle que soit la dureté des temps et j’ajouterai... en
raison même de la dureté des temps de crise dans lesquels notre
pays s’enfonce avec son lot d’inquiétudes et de misères sous toutes
leurs formes. Oui, «dès que le printemps revient» il nous faut tout
faire pour que chacun dans son quartier, dans sa ville ou dans
d’autres régions puisse quand même «sourire à la vie » !
Avec les beaux jours, l’envie de fête se fait peut-être davantage
sentir, surtout en ces temps difficiles. On sait votre attachement aux
fêtes populaires, comment comptez-vous leur donner un nouvel élan ?
Les fêtes populaires sont en effet au coeur de notre Projet Municipal
étroitement
associées à une vie associative dynamique, une culture plus ouverte et
des pratiques sportives pour tous.
Nous avons dès notre élection, il y a un an, commencé à les densifier là
où elles existent et à les recréer là où elles avaient disparues.
Je suis en effet très favorable à ces manifestions qui se déroulent déjà
dans les quartiers, même si, malheureusement elles sont en nombre
moindre qu’il y a 10 ou 20 ans.
Pour les relancer, il faut résolument conjuguer 3 choses : d’abord une
envie : nous l’avons !
ensuite, des associations de quartier ou des comités d’animation enfin,
des moyens municipaux suffisants en termes financiers et surtout en
termes de matériels et de sécurité.
Dès cette année, sous le pilotage de l’office de tourisme, nous allons
refaire les feux de la St Jean derrière le château de Flers et
accompagner toutes les manifestations déjà programmées... y compris
celles du 14 juillet dans les quartiers où nous trouverons des
partenaires.
Il serait bien que chaque quartier se dote d’un Comité d’Animation
Citoyen (CAC) avec, dans chaque comité, une équipe qui nous proposerait
un programme pour l’année.
Ensuite on discuterait avec eux des actions retenues et des moyens de
leur mise en oeuvre. Deux fois par an, une réunion plénière de ces CAC
se tiendrait en forme de «Comité des fêtes de la Ville» pour valider le
programme général et faire le bilan en fin d’année.
Je sens que les villeneuvois en ont à nouveau envie et qu’émergent de
nouvelles forces vives un peu partout dans la ville.
La municipalité se doit de les soutenir et de les accompagner.
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