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Toujours plus de démocratie… un combat permanent
Les nouveaux conseils de quartier se sont mis en place mi novembre
2008. Quels sont, depuis ces trois mois écoulés, les dossiers
primordiaux sur lesquels se sont penchés les conseillers et les services
municipaux ?
D'abord, soyons clairs, il ne m'appartient pas de suivre dans le détail
les débats et les réflexions des conseillers de quartiers, qui sont,
bien entendu, indépendants de la mairie. J'attends donc qu'ils me
saisissent officiellement, après avoir débattu en leur sein, des
questions qu'ils voudront bien nous soumettre. Ce que je peux supposer,
c'est qu'ils ont repris en charge les dossiers en cours de notre ville
pour faire le point avec les nouveaux élus des conseils et de la Ville.
Je sais, au demeurant, que les débats sont sérieux et approfondis et
j'en suis heureux. Dès le conseil municipal d’avril, toutes les
délibérations qui sont en lien direct avec un quartier feront l’objet
d’une saisine de son conseil de quartier pour avis. De notre côté, nous
avons programmé une commission plénière des conseils de quartier, le 9
mars à la salle Marianne, où notre adjointe aux finances leur présentera
le projet de budget 2009 tel que présenté en commission plénière
municipale le 6 mars et avant son vote en conseil municipal le 12 mars.
C'est une première en terme de démocratie participative. Nous avons
aussi prévu, avant l'été, une autre commission plénière des conseils de
quartier sur le PLU (Plan local d'urbanisme), afin de passer en revue le
PLU actuel de la ville et d'examiner les modifications à y apporter pour
mettre en oeuvre notre projet municipal. Pour nous, en effet, si les
conseils de quartier sont nécessairement «des caisses de résonances» de
leurs quartiers, ils peuvent aussi travailler en lien avec les élus
municipaux sur les grands dossiers et enjeux de la Ville. Le budget et
le PLU en sont de parfaites illustrations.
L’enquête publique préalable aux travaux de construction du grand
stade démarre le 10 mars. La crise peut-elle, selon vous, avoir un
impact sur la réalisation de cet équipement ?
Très franchement, je n'en sais rien ! Si, en effet, on n'imagine pas
LMCU changer de position, j'ignore les ramifications financières qui
sont derrière le groupe qui s'est vu attribuer la réalisation du stade
et donc leurs sensibilités à la crise financière actuelle. Au demeurant,
les enquêtes publiques auront bien lieu. Il est important que les
citoyens en soient informés et qu'ils s'expriment aussi bien sur la
question des accès et du stationnement que sur la conduite du chantier,
qui risque de produire des nuisances (je pense au concassage des
déchets, qui constituent l'essentiel de la butte qui doit être arasée...
on parle de 1 260 000 m3 de déblais !) On en reparlera !
Dans son plan de relance économique, le président de la République a
évoqué la possibilité de remettre en cause la taxe professionnelle…
Maire et vice-président de la Communauté urbaine, comment
accueillez-vous une telle annonce ?
Voilà bien une annonce tout à fait dans le style du président de la
République. Il répond à une demande récurrente des entreprises, en leur
promettant une forte réduction de leurs charges, sans aborder la
question du financement des collectivités qui vivent partiellement ou en
quasi totalité de la taxe professionnelle. C'est le cas des communautés
urbaines, des communes hors communautés et même des communes à
l'intérieur des ces communautés, qui leur reversent une partie de cette
taxe. C'est un nouveau mauvais coup porté aux collectivités qui, à la
fois, risquent de voir leurs ressources diminuer ou tout au moins
stagner et qui perdront un nouveau pas de leur autonomie décisionnelle.
Les élus de toutes sensibilités politique s'en inquiètent et protestent
de manière plus ou moins bruyante.
A trois mois des élections européennes du 7 juin, on vous entend
beaucoup parler de l'Europe. Auriez-vous l'intention, ou tout du moins
l'envie, d'être candidat ?
J'ai dit, dès 2006, que mon choix, c'était Villeneuve d'Ascq ! Je n'ai
donc pas l'intention de briguer un nouveau mandat de député européen et
cela même si l'Europe me passionne et si je regrette le peu
d'investissement des partis politiques français, dits de gouvernement,
sur le terrain européen. Alors, oui je m'exprime, en tant qu'homme
politique et au nom de Citoyen d'Europe, pour dire que si l'Union
européenne et l'euro ont, jusqu'à ce jour, limité les effets de la
crise... cette union telle qu'elle est, libérale et technocratique, ne
pourra pas nous en faire sortir. C'est donc d'une autre Europe dont nous
aurions besoin, une Europe politique, citoyenne et sociale, proche
finalement du rêve de ses pères fondateurs des années 50. Alors oui
aussi, je dis mes profonds regrets de voir la France, mon pays, mandat
après mandat, perdre de son poids dans l'Union européenne... que ce soit
au niveau du parlement européen et de sa présidence ou à celui de la
commission européenne et de sa présidence... Je le dis... avec «un petit
reste d'espoir» d'être encore entendu. C'est ce que j'appelle «semer à
tous vents», avec les citoyens européens qui partagent mes envies et mes
colères. C'est une des raisons pour lesquelles, en mai prochain,
«Villeneuve d'Ascq, l'européenne» va reprendre des couleurs tout au long
de la semaine du 9 mai... Avis dès aujourd'hui aux citoyens que cela
intéresse !
Propos recueillis le 24 février 2009.
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